Un géant japonais investit dans les éoliennes belges

Le conglomérat japonais Sumitomo prévoit d’investir plus de 100 millions d’euros dans les parcs éoliens Belwind et Northwind, contrôlés par le groupe de distribution Colruyt au large du littoral belge. C’est ce que rapportent les quotidiens De Tijd et L’Echo, sur base de plusieurs sources, indiquant que ceci pourrait accélérer le développement de l’énergie éolienne en Mer du Nord.

Concrètement, Parkwind - le holding du groupe de distribution Colruyt chapeautant les deux parcs éoliens offshore Belwind et Northwind - a vendu des participations au conglomérat Sumitomo. Le géant japonais devient ainsi un partenaire dans Belwind et dans Northwind, précisent les journaux.

Le but serait aussi que les autres partenaires de Parkwind - à savoir Rabo et Meewind chez Belwind, et Aspiravi chez Northwind - fassent toujours partie du projet.

Cette opération ne signifie par contre pas que Colruyt - pionnier dans l’énergie verte - souhaite se retirer du secteur. Mais grâce à cette cession partielle, Parkwind reçoit des millions d'euros pour continuer ses investissements. Colruyt reste le premier investisseur belge dans le secteur de l'éolien offshore et y a déjà consacré quelque 120 millions d'euros.

« Grâce à cet investissement japonais, nous pouvons doubler la capacité de Belwind, un parc qui produit déjà 165 mégawatts. D’autre part, nous avons maintenant un partenaire industriel qui nous permet d’élever notre expérience à un niveau supérieur », précise Wim Biesemans qui dirige Belwind.

Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, les entreprises japonaises investissent beaucoup dans l’énergie renouvelable à l’étranger, notamment dans le but d’obtenir un accès au know-how européen. « Sumitomo n’est pas encore présent sur le marché européen, et c’est la raison pour laquelle le conglomérat a engagé un partenariat avec nous », ajoutait Biesemans.

En Belgique, Sumitomo est déjà actif dans la chimie, l'immobilier et les transformateurs. Le conglomérat japonais possède d’autre part des parcs éoliens offshore aux Etats-Unis et en Afrique du Sud.