L’Eurostar vers le sud de la France en 2015 ?

La société dont les trains à grande vitesse rallient actuellement Bruxelles, Paris et Londres étudie la mise en place d’un service direct entre Londres et Lyon et Avignon à partir de 2015. Eurostar a mené un test pendant 8 semaines, en mai et juin derniers, qui l’a convaincu d’établir cette liaison de façon permanente. Elle fera concurrence au TGV français.
BELGA/LEGASSE

"Nous allons étudier comment proposer un service plus complet tout au long de l'année", a expliqué le directeur général d’Eurostar, Nicolas Petrovic. La phase de tests, en mai et juin derniers, s'est avérée concluante quant au nombre de tickets vendus, au résultat opérationnel et aux avis des clients. "Nous espérons pouvoir proposer ce nouveau service en 2015".

Les trains Eurostar rallieraient alors Lyon et Avignon, deux destinations qui ont participé aux tests (et sont actuellement desservies par le TGV). Ces trains supplémentaires vers le Sud ont contribué à une augmentation du nombre de voyageurs "loisirs" de 8% lors du premier semestre. Le nombre total de passagers a augmenté de 2%, pour passer à 4,9 millions, par rapport au premier semestre 2012. Les bénéfices sur la vente des tickets ont, eux, augmenté de 7% pour atteindre l’équivalent de 525 millions d'euros.

Le nombre de voyageurs "affaires" a augmenté de 3% grâce au "rétablissement économique, surtout au Royaume-Uni", indique Eurostar. L'augmentation la plus importante est constatée chez les voyageurs internationaux (+17% pour les réservations de clients non Européens). "Nous avons bâti sur le succès des Jeux Olympiques", précise Nicolas Petrovic.

Trains supplémentaires pour l’été

Eurostar s'attend à de bons résultats pour l'été et a prévu 200 trains supplémentaires. L'augmentation de la demande provient essentiellement de voyageurs du Royaume-Uni et des pays en dehors de l'Europe.

Le patron d'Eurostar indique également qu'il ne craint pas la concurrence des chemins de fer allemands, Deutsche Bahn, qui ont reçu en juin l'autorisation de faire circuler des trains de passagers via le tunnel sous la Manche. "Nous souhaitons la bienvenue à la concurrence. Cela signifie une croissance pour tout le marché ferroviaire", commente Nicolas Petrovic. "Plus de personnes prendront le train à la place de l'avion."