Ils voyagent en première classe avec un ticket de seconde

Le nombre de voyageurs qui se sont vus infliger une amende pour avoir embarqué en première classe alors qu'ils étaient munis de billets de train valables uniquement en seconde classe, a augmenté entre 2009 et 2012, passant de 454 à 762, ressort-il d'une réponse du ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille (PS), à une question écrite de la députée Open VLD Sabien Lahaye-Battheu.

Le nombre de personnes voyageant en première classe sans aucun titre de transport a quant à lui augmenté entre 2008 (1.924 fraudeurs) et 2011 (5.967), avant de retomber à 2.439 en 2012.

Lorsqu'une personne voyage en première classe alors qu'il devrait se trouver en deuxième, l'article 145 du règlement de la SNCB prévoit qu'il doit s'acquitter immédiatement d'un supplément composé de la différence entre le prix des deux classes et d'un montant forfaitaire fixe, ce qui équivaut à 12,50 euros. S'il ne peut payer tout de suite, le voyageur devra débourser 60 euros endéans les deux semaines, tel que prévu dans les conditions de transport.

Il y a des exceptions

Il existe toutefois une circonstance où les voyageurs en seconde classe peuvent aller s'asseoir en première classe. Lorsqu'il y a un changement de composition de train, c'est-à-dire quand il y a une voiture disponible en moins, parce qu'elle a été retirée ou parce qu'elle est inaccessible (porte bloquée,…), l'accompagnateur de train peut "déclasser" la voiture de première classe et ainsi permettre aux secondes classes d'occuper le compartiment du confort. Il avertit les voyageurs par le haut-parleur et peut aussi mettre une inscription sur la porte du compartiment.