Le taux de pauvreté croît davantage à la Côte

Le nombre d’enfants qui naissent dans une famille défavorisée a davantage augmenté dans certaines communes côtières que dans le reste de la Flandre. C’est ce qui ressort des chiffres de l’agence Kind en Gezin publiés par le quotidien De Morgen. A Ostende, plus d’un quart des enfants naissent dans une famille qui éprouve de sérieuses difficultés financières.

Les chiffres publiés concernent l’année 2012. La comparaison a été effectuée avec l’année 2010. A Ostende, le nombre d’enfant qui naissent dans une famille pauvre est passé de 15,7% il y a trois ans à 26,7% l’année dernière.

D’autres communes de la Côte belge connaissent également une hausse non négligeable. A Middelkerke, près de 17% des enfants naissent dans une famille défavorisée, un taux qui à Knokke-Heist s’élève à 15,4%. A Blankenberge, près d’un quart des enfants qui naissent dans la commune sont concernés.

Mais le seuil de pauvreté ne croit pas uniquement à la Côte. D’autres communes flamandes enregistrent des chiffres alarmants. A Anvers, le taux de pauvreté atteint désormais 24,6%. Il s’élève à 15,4% à Gand. Globalement en Flandre, ce taux est passé de 8,6% à 10,5% en deux ans.

Familles monoparentales et allochtones les plus touchées

L’augmentation du nombre de personnes vivant dans la pauvreté en Flandre est lié à la crise économique. Celle-ci ne constitue toutefois pas l’unique raison.

"A Ostende, nous remarquons qu’un enfant sur quatre naît dans une famille monoparentale. Il y a par ailleurs de plus en plus de naissances. Parallèlement, un enfant sur quatre naît dans une famille qui ne parle pas le néerlandais. Ces deux facteurs sont fortement liés à une hausse du risque de pauvreté", souligne Tom Germonpré (SP.A), échevin de l’Egalité des chances à Ostende.

Le vice-Premier ministre Johan Vande Lanotte (SP.A) partage cette analyse. A ses yeux, la forte hausse du taux de pauvreté doit être attribuée "au grand nombre de familles monoparentales et de personnes d’origine étrangère".