Le suspect du meurtre d’Aurore reste en prison

La Chambre du conseil de Gand (Flandre orientale) a prolongé d’un mois la détention de l’homme de 29 ans d’origine russe suspecté d’avoir étranglé l’enseignante Aurore Ruyffelaere fin juillet, alors qu’elle rentrait d’une soirée aux Fêtes de Gand. La défense du suspect, qui nie les faits, a indiqué qu’elle n’irait pas en appel contre la décision.

Le jeune homme de 29 ans suspecté d’avoir assassiné Aurore Ruyffelaere (29 ans) a été placé sous mandat d’arrêt le 30 juillet dernier par le juge d’instruction. Le corps de la jeune enseignante avait en effet été retrouvé la veille dans le coffre de la voiture du suspect, garée dans un immeuble à appartements (photo principale).

L'autopsie a d’autre part révélé que la victime a été étranglée. Elle avait disparu il y a deux semaines, dans la nuit de vendredi à samedi, après avoir passé une soirée avec des amies aux Fêtes de Gand et avoir rejoint seule, en tram, sa voiture qui était garée dans la commune rattachée de Sint-Denijs-Westrem (photo).

Une audience de la Chambre du conseil - prévue le 2 août - qui devait décider de la prolongation de la détention du suspect, avait dû être reportée parce que ce dernier a tenté de se suicider. Il avait été amené à l'hôpital, où son état s'est rapidement amélioré. L'homme, d'origine russe, nie toujours les faits qui lui sont reprochés.

"Je ne vais pas donner de détails sur les déclarations de mon client, mais la juge d'instruction doit continuer à enquêter pour savoir si ce qu'il dit peut être correct. Nous sommes dans les premières étapes de l'enquête et celle-ci doit être menée à charge et à décharge. Mon client dit clairement qu'il n'a pas tué la victime", a ajouté son avocate Katrien Van der Straeten. La défense a indiqué ne pas souhaiter aller en appel contre la prolongation de la détention du suspect.

Les obsèques d’Aurore Ruyffelaere aura lieu ce mercredi, à Lochristi (Flandre orientale).