Les cordonniers se raréfient

En 10 ans, le nombre d’indépendants en Belgique qui sont spécialisés dans la fabrication de chaussures est passé de 344 à 227. C’est ce qu’indiquent les chiffres du bureau d’information commerciale Graydon. L’Unizo a lancé l’an dernier une série de formations de cordonnier pour contrecarrer la pénurie progressive.

Il devient de plus en plus difficile de trouver un cordonnier en Belgique pour faire réparer une paire de chaussures. Pas étonnant puisqu’en 10 ans le nombre d’indépendants qui exercent ce métier, qui semble attirer de moins en moins de candidats, est passé de 344 à 227. C’est en tout cas ce qui ressort des chiffres du bureau d’information commerciale Graydon, que l’organisation flamande des entrepreneurs indépendants Unizo a pu consulter.

A l’heure actuelle, on ne compte donc plus que deux cordonniers pour cinq communes. "La mentalité du jetable qui règne depuis longtemps provoque un net recul de la profession. Les formations pour cordonniers se font également rares", explique l'Unizo.

"Mais nous constatons également que les cordonniers ont de plus en plus de travail. Cela est dû à la crise. Les consommateurs réfléchissent à deux fois avant de jeter leurs chaussures. Les chaussettes, les vêtements et même les appareils d'entretien sont aussi plus souvent réparés qu'avant". Les cordonniers encore en exercice sont donc débordés de travail.

Pour remédier à la pénurie grandissante dans le métier, l'Unizo a lancé l'an dernier plusieurs formations de cordonnier. Elles sont notamment dispensées à Furnes (Flandre occidentale), Tongres (Limbourg) et Lokeren (Flandre orientale).

La première levée de nouveaux cordonniers a été diplômée en juin dernier.