Perte nette de 905 millions pour Dexia

La banque résiduelle Dexia a enregistré une perte nette de 905 millions d'euros au premier semestre contre environ 1,1 milliard d'euros à la même période en 2012. Le résultat a été influencé par des éléments de volatilité comptable (-389 millions) et par des éléments non récurrents (-152 millions) liés à la vente d'entités. Le résultat net récurrent s'établit à -364 millions d'euros.

Cette perte était attendue: Dexia devrait être encore en perte jusqu'en 2018. Pour l'ensemble de l'année 2013, le patron de Dexia Karel De Boeck (photo) table sur une perte de 950 millions d'euros. On ne sait pas si cet objectif pourra être maintenu.

"Le semestre a été marqué par une réduction du bilan du groupe, une amélioration de sa situation de liquidité et le lancement réussi de programmes inauguraux de dette garantie. Le résultat net du semestre masque des évolutions trimestrielles contrastées. Au-delà de la volatilité introduite par des éléments comptables ou non récurrents, le résultat récurrent s'est amélioré, porté par une réduction du coût de financement au deuxième trimestre", souligne Karel De Boeck, CEO de Dexia.
"Dans un environnement économique toujours incertain et dans le respect des engagements pris envers la Commission européenne, le groupe continue de mener à bien sa mission, qui vise en priorité à préserver les intérêts des Etats garants. Ainsi, au cours de ce semestre, les progrès accomplis dans le cadre de la résolution du groupe permettent de réduire le risque systémique que représente encore Dexia", indique pour sa part Robert de Metz, président du conseil d'administration de Dexia.

Le ministre des Finances prend acte

Le ministre des Finances Koen Geens (CD&V) a pris acte, mercredi, des résultats semestriels de Dexia.
"Le ministre note que, en plus de la provision complémentaire de 59 millions d'euros pour Detroit (comme l'a fait savoir Dexia le 22 juillet), le résultat décevant du deuxième trimestre (-576 millions d'euros, soit la différence entre -905 millions et les -329 millions de perte du premier trimestre) est, dans une large mesure, la conséquence d'éléments non-récurrents et de l'application de nouvelles règles d'évaluation (IFRS 13). Le 1er juillet déjà, Dexia avait annoncé que IFRS 13 pourrait conduire à une perte d'environ 450 millions", souligne le ministre des Finances.
Le ministre note par ailleurs "que le bilan a été considérablement réduit, et que la politique menée ne présente pas d'écart significatif par rapport au plan approuvé par la Commission européenne".
Il remarque également que les frais de financement ont diminué au cours du deuxième trimestre, en partie parce que la position de liquidité s'est améliorée. Le groupe a également enregistré au cours du premier semestre des ratios de fonds propres plus solides.
"Malgré une perte conforme à ce qu'on peut attendre d'une banque résiduelle, il convient de rester très vigilant. Le gouvernement suit la situation de près et continuera prioritairement à s'assurer que la trajectoire convenue soit maintenue", insiste le ministre.