Fuite dans un réacteur nucléaire de Mol

La fuite s’est déclarée mardi vers 18h dans les canalisations d’eau de refroidissement du circuit secondaire du réacteur d’essai BR2 au Centre d’étude de l’énergie nucléaire (CEN) de Mol (province anversoise). Elle n’a libéré aucune radioactivité et a été colmatée.
BELGA/JANSENS

Les autorités communales de Mol ont indiqué mardi soir qu’une fuite s'était déclarée dans les canalisations d'eau de refroidissement du réacteur d’essai Belgian Reactor 2 (BR2), du Centre d’étude de l’énergie nucléaire (CEN). L’eau s'est écoulée sur la route privée du centre d'étude. Par mesure de précaution, la police a fermé la route, et l'entraînement d'un club de hockey situé à proximité a été annulé.

Selon les tests réalisés immédiatement par le CEN, l'eau de refroidissement écoulée n'était pas radioactive. Le centre d'étude souligne également qu'il n y a "aucun danger pour les riverains et pour l'environnement."

"La fuite a depuis été colmatée, selon nos informations", a indiqué mardi soir la bourgmestre faisant fonction Kathleen Deckx (photo). La cause de la fuite n'avait cependant toujours pas été précisée ce mercredi midi.

Le réacteur d’essai BR2 est en service depuis 1963. Des recherches internationales sont menées dans ce réacteur qui dispose d'une capacité de 125 MW, pour tester les matériaux nucléaires. Le réacteur fonctionne à l'uranium hautement enrichi avec de l'eau sous pression, qui sert également de modérateur.

Le réacteur joue également un rôle important dans la production de radio-isotopes pour la médecine nucléaire. Ils servent notamment à traiter les tumeurs cancéreuses de jusqu’à 100.000 patients par jour.