Nombre record de prêts accordés aux entreprises

Fin juin dernier, le volume des crédits octroyés aux entreprises par des banques en Belgique avait atteint un montant record de 120,6 milliards d’euros. Soit 3,1% de plus qu’un an plus tôt, indiquent les quotidiens De Tijd et L’Echo sur base des chiffres de la Banque nationale. L’Unizo souligne cependant que les petites et moyennes entreprises accèdent moins facilement à un prêt.

La rumeur que les banques accorderaient moins de crédits aux entreprises depuis le début de la crise financière et économique semble démentie par des chiffres récents de la Banque nationale de Belgique (BNB), analysés ce vendredi par les journaux De Tijd et L’Echo.

Selon ces chiffres, les banques n'ont jamais octroyé autant de prêts aux entreprises belges qu'au cours des six premiers mois de cette année. Le volume des crédits a atteint 120,6 milliards d'euros, soit 3,1% de plus qu'un an auparavant, concluent les deux quotidiens financiers.

C'est la première fois depuis 1998, date à laquelle la BNB (photo) a commencé à recenser ces chiffres, que le volume des crédits franchit la barre des 120 milliards d'euros. La Belgique fait mieux que d'autres pays européens, comme la France et l'Allemagne, sur base de la situation fin 2012.

Situation différente pour les PME ?

Le patron de la fédération du secteur financier Febelfin, Michel Vermaerke, estime qu'il s'agit d'une "indication que l'économie se porte mieux". Il reconnaît cependant que les problèmes ne sont pas terminés, surtout pour les petites entreprises. Mais "le mythe que les banques n'accordent aucun crédit ou que l'épargne dort est maintenant démonté".

De Tijd évoque des "signes timides" d'amélioration. Une action du BEL 20 reste en moyenne un an et demi dans un portefeuille. Alors que durant la crise bancaire de 2008 les actions changeaient deux fois plus vite de mains, les investisseurs "paralysés" conservaient leurs actions plus de deux ans en 2010, souligne le quotidien.

L'organisation des entrepreneurs indépendants flamands Unizo ne se laisse cependant pas impressionner par les chiffres de la Banque nationale. Il ressort en effet d'une de ses propres enquêtes menée fin juin qu'une PME sur trois éprouve des difficultés à se faire octroyer un prêt par une banque ou à le conserver, contre une petite ou moyenne entreprise sur quatre l'an dernier.

Les petites entreprises se plaignent de conditions trop strictes pour l’obtention d’un prêt. L’interruption d’un crédit représente un réel problème pour une PME sur cinq. Nombre de petites entreprises regrettent aussi les intérêts élevés qui leur sont réclamés, indique l’Unizo.