Le meurtrier présumé d’Aurore se suicide

Le parquet de Gand (Flandre orientale) a confirmé ce lundi matin les informations obtenues par la VRT. L’homme de 29 ans, d’origine russe, qui avait finalement avoué avoir assassiné la jeune enseignante Aurore Ruyffelaere fin juillet dans les environs de Gand s’est donné la mort dans sa cellule de prison, dans la nuit de dimanche à lundi. A la suite d’une première tentative de suicide, il était pourtant particulièrement surveillé.

Le parquet de Gand a confirmé ce lundi matin les informations obtenues quelques heures plus tôt par la VRT, à savoir le décès de l’homme de 29 ans suspecté du meurtre d’Aurore Ruyffelaere (29 ans), fin juillet. Le suspect d’origine russe, qui était passé aux aveux le 9 août dernier après avoir longtemps nié son implication dans le meurtre, s’est donné la mort dans sa cellule.

L’homme avait été appréhendé deux jours après la disparition de la jeune femme, originaire de De Pinte (Flandre orientale), après que le corps d’Aurore Ruyffelaere (photo dans texte) ait été retrouvé dans le coffre de la voiture du suspect, garée dans un immeuble à appartements à Sint-Denijs-Westrem (photo principale). La jeune femme est décédée par strangulation. Un meurtre commis apparemment pour faciliter le vol, puisque le suspect a dérobé la voiture de sa victime.

Une audience de la Chambre du conseil - prévue le 2 août - qui devait décider de la prolongation de la détention du suspect, avait dû être reportée parce que le suspect avait tenté de se suicider. Il avait été amené à l'hôpital, où son état s'était rapidement améliorée. Son mandat d’arrêt avait ensuite été prolongé, avant que l’homme ne passe aux aveux.

Depuis sa tentative de suicide, le jeune Russe était particulièrement surveillé dans sa cellule. "Ce qui signifie que toutes les 13 minutes quelqu’un venait jeter un coup d’œil dans sa cellule, dont certains objets avaient d'ailleurs été enlevés. Le suspect recevait aussi une aide psychologique", expliquait ce lundi matin Laurent Sempot, le porte-parole des prisons belges, au micro de la première chaîne radio de la VRT. Mais il concluait: "Quelqu'un qui veut vraiment se suicider y parviendra toujours". 

Le parquet de Gand doit décider maintenant des conséquences du décès du suspect sur la poursuite de l’enquête.