Grève de 48 heures à Tessenderlo Chemie

Le personnel de l’entreprise belge de produits chimiques, installée à Ham dans le Limbourg, se croise les bras jusqu’à mercredi 22h00 pour protester contre un manque de sécurité provenant d’une surcharge de travail. La direction estime que la grève met la survie de l’usine en danger. Un climat tendu règne depuis des mois à Tessenderlo Chemie, qui a annoncé une grande restructuration qui devrait toucher 170 travailleurs.

L’action de protestation a été lancée lundi à 22h00 à Tessenderlo Chemie par les syndicats, qui craignent pour la sécurité des travailleurs. "La production est placée à un niveau tellement haut que les conditions de travail ne sont plus ni sûres, ni saines", dénoncent les syndicats.

« Ces 50 derniers jours de travail, il y a eu une réduction de la production, ce qui a fait évoluer la sécurité sur le lieu de travail de façon positive », indique Rob Urbain du syndicat socialiste ABVV. « Pendant cette période, il n’y a eu aucun accident de travail, contrairement aux 6 premiers mois de cette année. Si l’on revient maintenant, sans aucune concertation avec les syndicats, à un volume de production plus élevé, la sécurité et la santé du personnel ne seront plus garantis. On assiste en effet alors à une formation de gaz dans le hall de production. D’où notre décision de faire grève pendant 48 heures ».

Depuis des mois, et l’annonce d’une grande restructuration qui devrait toucher 170 travailleurs, le climat est tendu à Tessenderlo Chemie. La direction voit maintenant la grève de 48 heures d’un très mauvais œil.

"Il est totalement incompréhensible que l'argument de la sécurité soit utilisé comme prétexte à une action syndicale", déclarait la porte-parole de l'entreprise, Kathleen Iwens. "La sécurité a toujours été notre priorité". L’action de grève de 48 heures et une réduction du volume de travail pendant 50 jours "nous ont déjà coûté trois millions d'euros ces dernières semaines", poursuit Kathleen Iwens. "Si nous souhaitons augmenter la production, c'est pour répondre à une demande de la clientèle".

"Nous avons longuement discuté de la sécurité avec les partenaires sociaux ces derniers mois. De plus, nous nous sommes engagés à investir 5 millions d'euros supplémentaires dans ce domaine". La direction estime donc que cette grève est "purement liée à la restructuration".

Les négociations entre direction et syndicats de l’usine de produits chimiques ne devraient pas reprendre avant la fin de l’action de grève.