14% des élèves du primaire ne parlent pas néerlandais à la maison

Un enfant sur sept (soit 14,2%) inscrit dans les écoles primaires de la Communauté flamande ne parle pas le néerlandais en famille. C’est presque 4% de plus qu’en 2007. Ces chiffres datant de 2012 ont été révélés au Parlement flamand et repris ce mercredi dans les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

La concentration d’élèves du primaire qui ne parlent pas le néerlandais à la maison est la plus importante dans les villes d’Anvers (46%), de Gand (37%) et de Malines (33%). Dans les communes de la périphérie bruxelloise, le nombre d’élèves qui fréquentent des écoles flamandes mais ne parlent pas le néerlandais à la maison augmente également.

La parlementaire Vera Celis (N-VA) attribue ce phénomène au fait que les écoles flamandes à Bruxelles affichent complet. Les parents doivent donc chercher une école néerlandophone pour leur enfant en-dehors de la capitale.

Bon nombre de parents et d’enseignants flamands sont inquiets à propos de cette évolution. Le ministre régional de l’Enseignement, Pascal Smet (SP.A, photo), estime que cette augmentation n’est « pas un problème » en soi, mais un reflet « de la réalité sociale ».

Et d’ajouter : « Nous avons déjà pris des mesures face à ce phénomène. Les élèves seront ainsi testés deux fois sur leur connaissance du néerlandais. A l’âge de 6 ans d’abord, lors du passage de la maternelle à l’école primaire, et puis à l’âge de 12 ans, lors du passage en secondaire. Les élèves qui ont besoin d’une aide supplémentaire seront obligés de passer par un bain de langue. Afin qu’ils ne freinent pas le niveau de toute leur classe ».

Dans les écoles secondaires de la Communauté flamande, on constate également une augmentation du nombre d’élèves qui ne parlent pas le néerlandais à la maison. Leur proportion est passée de 7,6% en 2007 à 9,5% en 2012.