Le Musée d’Afrique centrale en rénovation

Après plusieurs années d’attente, le musée de Tervuren aux riches collections - consacrées notamment à l’ancienne colonie belge, le Congo - fermera ses portes fin novembre pour 3 ans de rénovation. Il sera d’abord entièrement vidé et les pièces maîtresses seront hébergées au Bozar, à Paris et aux Etats-Unis. L’objectif est de terminer les travaux à l’automne 2016, indique le directeur du musée, Guido Gryssels.

"Le sort en est jeté", a déclaré ce mercredi le Secrétaire d'Etat à la Régie des bâtiments, Servais Verherstraeten. "Le dernier musée colonial au monde", plus que centenaire, et sa présentation quelque peu démodée bénéficieront d'une rénovation complète, comprenant l'installation de l'air conditionné, la construction d'un restaurant et d'une boutique.

"Tous les pharisiens" quitteront le bâtiment du musée, a précisé l'architecte Stéphane Beel. Ils trouveront refuge dans un pavillon de verre moderne et l'accès se fera par un passage souterrain. Le choix d'un pavillon séparé doit contribuer à conserver autant que possible l'atmosphère unique du musée, espèrent ses responsables. L'objectif est également de moderniser les vieilles vitrines.

Durant les travaux, la collection ne prendra cependant pas la poussière. Selon le directeur du Musée royal de l’Afrique centrale, Guido Gryseels, le monde entier demande désormais le prêt des pièces maîtresses du musée, qui déménageront donc temporairement à New York, Los Angeles ou Paris.

Le célèbre éléphant empaillé du Musée de Tervuren (Brabant flamand) sera, lui, déplacé au Musée des Beaux-Arts à Bruxelles (Bozar).

La rénovation du musée historique - construit entre 1905 et 1908 d’après les plans de Charles Girault - avait reçu le feu vert du gouvernement fédéral dès 2006. Son coût atteindra environ 51 millions d'euros. La fin des travaux est prévue pour l’automne 2016.