Reynders: "Trop tôt pour une intervention militaire en Syrie"

Le ministre belge des Affaires Etrangères, Didier Reynders (MR, photo), veut d’abord obtenir des Américains des informations sur l’enquête des Nations Unies relative à la probable utilisation d’armes chimiques en Syrie tout récemment. Il n’envisage pas non plus d’intervention militaire sans un mandat de l’ONU, et confirme que la Belgique n’a pas été approchée pour participer à une intervention.

« L’utilisation d’armes chimiques est un horrible crime de guerre. Je comprends que vous me demandiez une réaction », déclarait le ministre belge des Affaires Etrangères, Didier Reynders, ce mercredi. « Mais nous réclamons d’abord un échange de renseignements. Je l’ai demandé dans le cadre de l’Union européenne et de l’Otan ».

Le chef de la diplomatie belge indiquait qu’une réunion est prévue ce mercredi au sein de l’Otan. « Nous allons d’abord demander aux Américains de donner davantage d’informations à propos de l’origine de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie ».

Didier Reynders plaide également en faveur d’un mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies. « Ce sera cependant difficile à obtenir, à cause du véto de la Russie. Mais sans mandat des Nations Unies, une intervention militaire est dangereuse. Comment les autres membres du Conseil de sécurité - la Russie et la Chine - vont-ils réagir ? », interroge le ministre fédéral.

Le chef de la diplomatie belge indiquait également que notre pays n’a jusqu’ici pas été approché pour participer à une intervention militaire en Syrie.