Bruxelles et Anvers championnes absolues des files

Nulle part ailleurs au monde les conducteurs ne passent davantage de temps dans les embouteillages que dans ces deux villes belges. C’est ce qu’indiquent les chiffres de la plateforme d’information sur la circulation Inrix, pour le mois de juillet, consultés par le quotidien financier De Tijd.

La capitale belge est la championne absolue des encombrements sur les routes. Les automobilistes y passent en moyenne 85,4 heures par an dans les files. Anvers (photo) présente une situation presque aussi congestionnée, les conducteurs y passant environ 76,7 heures par an dans les embouteillages. Les villes de Los Angeles (Etats Unis), Milan (Italie) et Londres (Grande-Bretagne) complètent le top 5 des métropoles les plus encombrées.

Si l’on considère l’ensemble de la Belgique, les conducteurs doivent y passer en moyenne 59,7 heures par an dans les bouchons. Notre pays est également champion du monde sur ce point. Les Pays-Bas voisins le suivent, avec une moyenne de 46,1 heures.

"Les routes périphériques autour d’Anvers et de Bruxelles attirent énormément de circulation sur une distance assez courte", explique le spécialiste Isaak Yperman du centre de recherche Transport & Mobility à Louvain (Brabant flamand). "Bruxelles attire beaucoup de navetteurs qui résident en-dehors de la capitale, mais y travaillent".

Yperman souligne aussi le nombre élevé de transports de marchandises sur les routes, et une problématique spécifiquement belge qui est la succession rapide d’entrées et sorties sur les autoroutes.

D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les embouteillages en Belgique représenteraient un coût de 1 à 2% du produit intérieur brut.