"L'économie passe avant le confédéralisme"

Dans une interview accordée à plusieurs journaux dont De Standaard, le député Siegfried Bracke (N-VA) affirme que le parti nationaliste flamand serait prêt à monter au gouvernement fédéral après les élections de l’année prochaine sans une nouvelle réforme de l'Etat. Selon lui, la priorité est le volet socio-économique.

La figure de proue de la N-VA à Gand, Siegfried Bracke donne son avis dans la presse sur la stratégie que son parti devrait suivre dans la perspective des élections de l’année prochaine. Selon lui, la N-VA serait prête à négocier un virage à 180 degrés. "Nous sommes candidats au pouvoir à l'échelon fédéral, avec un programme socio-économique. On ne pourra plus nous faire le reproche de tout bloquer. La réforme de l’Etat ne peut être qu’un moyen, pas une fin en soi".
"Nous devons nous poser la question de savoir si un programme socio-économique ne mènera pas en lui-même à un modèle confédéral", ajoute-t-il, indiquant que selon lui, le confédéralisme ne serait plus la priorité de la N-VA, que "cela se fera en cours de route".
Et de pointer les vraies urgences: les pensions, la compétitivité et la fiscalité. "Notre prospérité est menacée. Les gens doivent en être bien conscients".

"C'est un peu tôt mais c'est une bonne option stratégique"

"Siegfried est un peu audacieux et s'est exprimé sans y être invité", a précisé Bart De Wever  à la VRT. Le président de la N-VA a laissé entendre que le changement de cap n'avait pas encore été décidé au sein de leur formation.
Le leader des nationalistes flamands précise toutefois qu'accéder au fédéral pourrait se faire sans confédéralisme. "C'est une option stratégique que nous voulons avoir pour 2014. Je pense aussi que c'est une bonne option, si celle-ci est bien expliquée. C'est ce que nous allons devoir faire au sein du parti d'abord et aux électeurs ensuite."

Mais lorsqu’on lit à la une du Standaard "L’économie avant le confédéralisme", cela veut bien dire que le confédéralisme est relégué en deuxième position" interroge le journaliste de la VRT.

"Siegfried est responsable de ce qu’il a dit mais pas du titre que le journaliste du Standaard a choisi de mettre au-dessus de son article, en tous cas nous ne partageons pas du tout ce point de vue".