L’origine ethnique détermine le choix des études

Les élèves d’origine turque ou marocaine se retrouvent plus rapidement dans une classe B de première année de l’enseignement secondaire que les enfants flamands de souche qui appartiennent pourtant au même milieu socio-économique et ont les mêmes résultats scolaires. C’est ce que révèle une étude de l’Université d’Anvers réalisée auprès de 8.500 adolescents d’origine flamande, marocaine, turque, polonaise, et d’Afrique centrale. Le quotidien De Morgen publie les grandes lignes de cette étude ce lundi.
ERIC HERCHAFT

Parmi les lycéens flamands de souche, seul un sur dix débute l’enseignement secondaire dans une filière B qui prépare à l’enseignement professionnel. Chez les lycéens d’origine turque ou marocaine c’est le double.

Les élèves d’origine turque ou marocaine se retrouvent aussi plus rapidement dans les filières B que les élèves originaires d’Afrique centrale ou d’Europe de l’Est, selon l’étude la cause serait religieuse, les enfants chrétiens seraient favorisés par rapports aux musulmans.
Selon le professeur Paul Mahieu qui promeut cette étude, les résultats sont étonnants. Nous avons longtemps pensé que le contexte socio-économique était plus important que l’origine ethnique des élèves. Cette idée est aujourd’hui discréditée. L’origine ethnique détermine très fortement vos chances.
"Parler de discrimination est peut-être un grand mot, car je pense que cela se passe de manière inconsciente. Mais l’origine, la couleur de peau de l’élève joue un rôle, c'est  évident".