"Reconduire si possible la coalition actuelle après les élections"

Dans une interview au quotidien La Libre Belgique, le vice-Premier ministre Didier Reynders (photo principale) se dit favorable à la reconduite de la coalition fédérale tripartite actuelle, après les élections législatives du 25 mai 2014, "sans la N-VA si possible". Et "éventuellement" avec le même Premier ministre, Elio Di Rupo.

"Si on me dit clairement que l'objectif est de continuer ensemble au gouvernement fédéral, je suis partisan de continuer avec la coalition telle qu'elle existe pour le moment", a affirmé le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders (MR) dans une interview publiée par La Libre Belgique.

"Si possible avec les mêmes partis" et "sans la N-VA si possible", a-t-il ensuite nuancé lors de l'émission Matin Première de la RTBF-radio, tout en insistant sur la nécessité de "poursuivre un programme" axé sur une relance passant par une baisse d'impôts.

"Mais il faut être sûr que l'ambition du PS, du CDH et d'Ecolo n'est pas de nous faire exactement ce qu'ils nous ont fait en 2010, en nous disant de rester dehors", a souligné Didier Reynders dans son interview à La Libre Belgique, en faisant allusion aux négociations qui avaient eu lieu pour la formation du gouvernement, sans la participation des libéraux, tant francophones que néerlandophones.

Réforme de l’Etat et relance économique

D'ici les élections législatives et régionales de mai 2014, le vice-Premier ministre a assigné deux tâches aux partis de l'actuelle majorité: "D'abord terminer la réforme de l'État", et ensuite adopter une politique de relance "par une baisse des charges sur le travail". Et de rappeler que le MR a proposé une réforme fiscale, réduisant les impôts de cinq milliards d'euros sur une législature, à raison d'un milliard par an.

"C'est mesuré et planifié", a assuré le chef de file des libéraux francophones au gouvernement fédéral, évoquant une "taxation verte", une taxation "raisonnable" du capital et la mise en œuvre d'un péage autoroutier.

Reynders a critiqué au passage le président du CDH, Benoît Lutgen, qui a proposé de supprimer les intérêts notionnels. "Si on veut tuer l'économie d'un pays, faisons-le tout de suite. Je ne vois pas d'où vient cette stupidité".

Interrogé sur la personnalité du futur Premier ministre en cas de reconduction de la coalition gouvernementale actuelle, qui regroupe les six partis des trois familles politiques traditionnelles, Didier Reynders n'exclut pas qu'il s'agisse à nouveau d'Elio Di Rupo.
« Personnellement, je n'ai jamais jeté d'exclusive sur un Premier ministre, et certainement pas sur un francophone. S'il y a une autre possibilité, on verra bien".