Delphine Boël lance une nouvelle procédure contre Albert II

La fille naturelle d’Albert II (photo) veut obtenir une reconnaissance de paternité. En juin, elle avait cité le roi, le prince Philippe et la princesse Astrid (deux des trois enfants d’Albert II et Paola) à comparaître, pour tenter d’obtenir leur ADN et pouvoir prouver ainsi le lien de parenté. L’abdication du roi, ce 21 juillet, a modifié la situation. Albert II ne jouit en effet plus de l’inviolabilité liée à la personne du souverain, alors que Philippe en bénéficie désormais. Ce mardi, Delphine Boël a clôturé ce dossier au tribunal de première instance de Bruxelles, afin de lancer un nouveau procès, cette fois à l’encontre d’Albert II et de son père légal, Jacques Boël.

Le 17 juin dernier, Delphine Boël avait cité à comparaître le roi Albert II, le prince Philippe et la princesse Astrid devant le tribunal de première instance de Bruxelles, souhaitant obtenir l'ADN de ces membres de la famille royale pour tenter de prouver son lien de filiation avec le roi Albert. La baronne Sybille de Selys Longchamps, qui a eu une longue relation avec Albert, avait indiqué qu’elle soutenait la démarche de sa fille.

L’abdication d’Albert II (photo), le 21 juillet dernier, a entretemps modifié la situation. Ce dernier ne jouit en effet plus de l’inviolabilité liée à la personne du souverain, alors que Philippe, devenu roi, en bénéficie maintenant. La fille naturelle d’Albert II et de la baronne de Selys de Longchamps s’est donc désistée ce mardi au tribunal de première instance et a clôturé le dossier.

Dès la semaine prochaine, elle introduira une nouvelle procédure en vue de l’établissement de sa filiation avec Albert II, mais cette fois uniquement à l’encontre de l’ancien souverain et de son père légal, Jacques Boël (époux de la mère de Delphine).

L’avocat de la famille royale, Maître Guy Hiernaux, estime que la nouvelle procédure "présente l’avantage d’être plus claire, étant donné qu’elle est dirigée uniquement contre deux personnes, qui sont directement impliquées. Mais l’affaire restera difficile pour Madame Boël. Elle doit en effet d’abord prouver que Jacques Boël n’est pas son père, avant de pouvoir prouver que le roi Albert l’est bien".

Maître Hiernaux précise que le roi réagit de façon sereine face à l'ouverture du nouveau procès, mais qu'il refuse absolument d'être considéré comme le père de Delphine Boël.

L’artiste de 45 ans, mère de deux enfants, veut prouver sa filiation avec Albert II essentiellement sur base de photos, de lettres et de documents personnels. Elle veut réclamer un test d’ADN si ces documents ne s’avéraient pas suffisants pour prouver le lien de parenté.