Inculpations de corruption à l’achat d’armes pour la police

Le juge d’instruction bruxellois Jean-Claude Van Espen a procédé à la mise en inculpation de trois personnes dans le dossier d’achat d’armes au fabricant américain Smith & Wesson pour la police fédérale. L’une de ces personnes, un commissaire de police, aurait joué un rôle décisif dans la passation du marché, pour 20.000 pistolets, indiquent les quotidiens De Standaard, De Morgen, Het Nieuwsblad et La Dernière Heure. L’information a été confirmée par le parquet de Bruxelles.
BELGA/VERGULT

Des malversations et de la corruption ont entaché le marché passé fin 2010 par la police belge avec la société américaine Smith & Wesson - plutôt qu'avec la FN Herstal - pour l'achat de 20.000 nouveaux pistolets, expliquent les journaux.

Le juge d’instruction bruxellois Jean-Claude Van Espen vient de terminer l'instruction débutée en avril 2012. Il a procédé vendredi dernier à la mise en inculpation d'un intermédiaire de la société américaine, ainsi que de deux policiers impliqués dans le marché - dont un membre de la Commission d'évaluation des différentes armes en compétition.

L'intermédiaire de Smith & Wesson, un résidant luxembourgeois, est inculpé de corruption active, de faux et usage de faux en écriture ainsi que d'entrave à la liberté des marchés publics.

L'un des policiers est un commissaire, dont le rôle a été décisif dans la passation du marché. Il est inculpé de faux et usage de faux, d'entrave à la liberté des enchères et de corruption passive. Quant à son collègue, qui siégeait dans la Commission technique, il est inculpé de faux et usage de faux.