Les habitants de grandes villes réclament un air plus pur

L’air dans des villes belges telles que Bruxelles, Anvers et Gand est un des plus pollué d’Europe. Plusieurs organisations environnementales, comme le Bond Beter Leefmilieu, organisent en septembre des pique-niques de protestation, pour faire réagir les autorités du pays.

"Chaque Belge perd un an de vie en bonne santé à cause de la pollution de l’air", affirme Erik Grietens de l’organisation environnementale flamande Bond Beter Leefmilieu. Les Belges qui résident dans les villes sont encore plus confrontés à l’air pollué parce que la circulation routière y est plus intense et les espaces verts moins nombreux.

Ce sont les enfants qui sont les premiers affectés par la pollution atmosphérique. "Ils sont plus rapidement enrhumés et risquent davantage de développer des infections des voies respiratoires ou des infections pulmonaires", précise Grietens. Selon l’association Childproof, les enfants inhalent 50% d’air en plus par kilo de poids corporel. Leurs défenses immunitaires sont aussi moins aptes à réagir à la pollution.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande d’ailleurs à l'Union européenne de rendre bien plus sévère sa norme à l'égard des particules fines, celle-ci étant en effet deux fois plus élevée que ce que recommande l'OMS.

Les habitants de Bruxelles, Anvers et Gand souhaitent une diminution du trafic routier, plus d'espaces verts et un air plus pur. Avec le soutien de plusieurs associations de défense de l'environnement, ils vont organiser des actions pour demander aux responsables politiques de prendre des mesures concrètes pour s'attaquer à la pollution de l'air dans les grandes villes.

A Bruxelles et Anvers, des "pique-niques de protestation" seront ainsi organisés en septembre. A Gand, des habitants pendent des draps blancs aux fenêtres, pour y rendre plus visible la concentration de particules fines dans l’air.