Turnhout ingérable après un vote de confiance négatif

La coalition N-VA, SP.A et CD&V à la tête de la ville en région anversoise a perdu sa majorité ce lundi soir, après que 20 des 35 conseillers communaux - y compris 6 membres de la N-VA, le parti du bourgmestre Erwin Brentjens - aient voté contre l’équipe au pouvoir.
BELGA/VAN ACCOM

Depuis l’an dernier, la ville de Turnhout (province anversoise) est gérée par une coalition entre les partis nationaliste N-VA, socialiste SP.A et démocrate-chrétien CD&V. Mais des tensions se font sentir depuis des mois.

Mi-juillet, la section locale de la N-VA refusait même de collaborer encore avec son bourgmestre Erwin Brentjens (photo) et son échevin de la Culture Willy Van Geirt, qu’elle accuse de faire cavaliers seuls. La section décidait donc d’exclure le bourgmestre et l’échevin.

Ce lundi soir, le conseil communal était appelé à se prononcer sur la gestion actuelle de la ville. Finalement, 20 des 35 conseillers communaux ont émis un vote de confiance négatif. Parmi eux, il y a six conseillers N-VA, qui ont donc voté contre leur propre bourgmestre, Erwin Brentjens.

Dans une communication qui a suivi le vote, la section locale de la N-VA affirme toujours soutenir l’accord de gestion pour Turnhout et critique ce qu’elle qualifie d’"opportunisme de certains élus ". Les six dissidents ont été exclus du parti.

Le ministre flamand de l’Intérieur, Geert Bourgeois (N-VA) va maintenant charger le gouverneur de la province d’Anvers, Cathy Berx, de jouer un rôle de médiatrice et de tenter de rétablir la sérénité au sein de la coalition de Turnhout.

"Si cette médiation échouait, il faudra en définitive désigner un nouveau bourgmestre et le conseil communal devra proposer un nouveau collège échevinal", précise le ministre Geert Bourgeois (photo).