Des dealers trouvent des clients via un trafic de cartes SIM

Lors d’une série d’enquêtes menée dans le milieu des trafiquants de drogue, le parquet de Bruxelles a mis au jour un nouveau phénomène. Les dealers se revendent des cartes SIM contenant les numéros de téléphones de consommateurs. Les nouveaux-venus sur le marché de la drogue peuvent ainsi rapidement se créer une nouvelle clientèle.

Le trafic de cartes SIM en parallèle à celui de la drogue est un phénomènerelativement nouveau. Pour la première fois hier, le tribunal correctionnel néerlandophone de Bruxelles s’est retrouvé face à une telle affaire.

"Parallèlement au trafic traditionnel, il existe entre les dealers un commerce de données de clients potentiels", explique la porte-parole du parquet de Bruxelles, Ine Van Wymersch. "Cela va même plus loin. Les données des dealers connus pour vendre en grande quantité ou des drogues chères sont vendues à un prix plus élevé", ajoute-t-elle. De leur côté, les clients ne savent souvent pas que leurs données sont achetées au prix fort. Certaines sont en effet vendues à plusieurs milliers d’euros, selon Ine Van Wymersch.

La justice va désormais contrôler ce nouveau commerce illégal lors de l’arrestation de dealers en possession de cartes SIM. Si un tel trafic est mis en lien avec une affaire de trafic de drogue, le parquet pourra juger qu’il s’agit d’une organisation criminelle. Des sanctions plus sévères pourront dès lors être exigées.