Hollywood cite Ostende en justice pour son Oskar

L’association professionnelle Academy of Motion Picture Arts and Sciences, qui décerne depuis 1929 les Oscars - qui récompensent l’excellence dans l’industrie du cinéma -, n’accepte pas que la ville d’Ostende utilise une copie humoristique de son trophée (un chevalier sur son socle) comme récompense pour un concours local des plus belles terrasses de cafés, baptisé "Terr’oskar".
BELGA/LEFOUR

L’Academy of Motion Picture Arts and Sciences cite la ville d’Ostende (Flandre occidentale) en justice et lui réclame une somme de 73.000 euros pour l’utilisation d’une copie de son trophée (l’Oscar) comme récompense pour un concours local des plus belles terrasses de cafés. Et pour l’utilisation du nom de ce trophée dans celui de sa compétition, « Terr’oskar ».

Ce concours annuel tire effectivement son nom de celui du trophée hollywoodien mondialement connu et du terme « terrasses » puisqu’il s’adresse aux exploitants de cafés qui ont aménagé des terrasses devant leur établissement. Depuis 2010, ce concours local ostendais encourage les gérants de cafés et restaurants à veiller à ce que leurs terrasses répondent à toutes les normes.

« En juin, nous organisons un tirage au sort rassemblant tous les établissements Horeca qui sont en règle. Les 10 gagnants reçoivent alors une statuette et une somme d’argent », explique l’échevin ostendais du Tourisme Niko Geldhof (SP.A). « Nous avons été très surpris. Ce n’est pas tous les jours que l’on reçoit une lettre de Hollywood. C’est la quatrième année que nous organisons cette compétition ».

L’échevin affirme pourtant comprendre la plainte de l’Académie américaine, qui « perçoit les statuettes et le logo utilisés pour Terr’oskar comme du plagiat. Alors qu’il s’agit seulement d’une parodie ».

Les organisateurs des Oscars réclament ainsi 200 euros par jour d'utilisation de leur logo, ce qui revient à une somme de 73.000 euros. "Si nous décidons avant le 13 septembre de ne plus utiliser à l'avenir ni le terme, ni le logo, nous ne devrons rien payer. On ne nous réclame rien non plus pour les années précédentes. Le collège communal se penchera lundi sur un nouveau nom et une nouvelle illustration pour la compétition", ajoute Niko Geldhof.