"Je ne suis pas candidat Premier ministre"

Au terme des élections législatives et régionales du 25 mai 2014, Kris Peeters (CD&V) espère recevoir un nouveau mandat de 5 ans à la tête de l’exécutif flamand. Il n’est par contre pas candidat au poste de Premier ministre fédéral. Le ministre-président flamand l’a confirmé dans plusieurs interviews de rentrée politique, accordées notamment à la VRT. Il estime également que son parti démocrate-chrétien parviendra encore d’ici les élections à rattraper le score de la N-VA dans les sondages.

Dans les interviews de rentrée qu’il a accordées, Kris Peeters préfère ne pas encore parler des élections législatives et régionales de l’an prochain et appelle les partis des majorités fédérale et flamande à ne pas entrer en campagne électorale pour le moment.

"Il est trop tôt pour commencer à parler de coalitions, de conditions et de futurs Premier ministre et ministres-présidents. Si cette rhétorique électorale se maintient, je vois les choses en noir pour boucler certains dossiers importants, comme le budget 2014 et le pacte sur la concurrence", indiquait le ministre-président flamand. Kris Peeters ne cache pas que les déclarations des uns et des autres à propos des élections de 2014 le dérangent.

A ses yeux, celui qui passe dès à présent en mode électoral complique aussi l'issue de dossiers flamands importants tels que le projet de bouclage du ring d'Anvers et le plan d'action stratégique du Limbourg, à mettre en place dans le contexte de la fermeture de l'usine Ford à Genk (photo). Peeters estime d’ailleurs que l'élaboration du budget 2014 de la Région flamande promet d'être "un exercice particulièrement difficile".

Trouver 600 millions d’euros supplémentaires

Sous réserve des derniers chiffres encore attendus, le gouvernement flamand table sur 600 millions d'euros d'économies à réaliser. « Le gouvernement flamand est parvenu chaque fois à présenter un budget en équilibre, sans lever de nouveaux impôts. Mais devoir économiser encore 600 millions d’euros supplémentaires, c’est un exercice très difficile. Mais nous avons l’ambition d’y parvenir, sans ajouter d’impôts ».

Le ministre-président flamand a par ailleurs reconnu que le dossier du bouclage du ring d'Anvers (photo) était devenu le fardeau de son gouvernement. Il entend toutefois encore faire progresser les choses d'ici la fin de la législature. On attend une décision de l'Europe sur la procédure d'adjudication, et par ailleurs le résultat du rapport d'incidence environnemental - y compris des alternatives au tracé - est actuellement sur la table.

Enfin, Kris Peeters n'a pas caché qu'un nouveau mandat de cinq ans à la tête de l'exécutif flamand serait loin de lui déplaire d'autant que, selon lui, le prochain gouvernement flamand recueillera les fruits de ce que l'équipe actuelle a semé, dans un contexte budgétaire qui aura valu à celle-ci "du sang, de la sueur et des larmes".

Et Peeters de conclure : « Je n’ai pas d’ambitions fédérales. Le centre de gravité de ce pays se déplace clairement vers les Régions, à la suite de la 6e réforme d’Etat. En tant que ministre-président de la Flandre, je suis donc aussi important que le Premier ministre fédéral ».