"Il est plausible que Laurent donne son ADN"

A la veille de l’introduction de la nouvelle procédure intentée par Delphine Boël pour l’établissement éventuel de son lien de parenté avec Albert II, l’avocat du prince Laurent a indiqué dimanche que le fils cadet d’Albert II et Paola pourrait éventuellement donner son ADN si la justice le lui demande. Lors de la séance d'introduction, ce lundi, le tribunal a décidé que les parties plaideront en septembre 2014.

Delphine Boël (photo) a officiellement introduit ce lundi devant le tribunal de première instance de Bruxelles une double procédure en contestation de paternité de Jacques Boël, son père légal, et en reconnaissance de paternité de l'ancien souverain Albert II. Lors de la séance d'introduction, le tribunal a choisi le 7 juillet 2014 comme dernier délai pour l'échange de conclusions entre les parties, qui plaideront ensuite en septembre 2014.

A la sortie de l'audience, les avocats se sont montrés avares en commentaires. Ils souhaitent que les parties s'expriment devant le tribunal et pas devant les caméras. Maître Alain De Jonge, l'avocat de Delphine Boël, a néanmoins précisé que sa cliente reste "déterminée" et qu'il "prend acte" de la possibilité d'obtenir l'ADN du prince Laurent, comme l'a évoqué son avocat.

Ce dimanche, Maître Pierre Legros a en effet émis l'hypothèse que son client (photo) donne son ADN pour contribuer à la demande de reconnaissance de paternité de Delphine Boël vis-à-vis de leur père commun présumé, Albert II. Ce scénario est "tout à fait plausible", a déclaré l’avocat du fils cadet du roi.

"C'est une hypothèse envisageable. Le prince Laurent n'a pas encore pris de décision à cet égard, mais c'est évidemment une hypothèse tout à fait plausible actuellement", a affirmé Maître Legros en réponse à une question de la chaîne de télévision RTL-TVi. "Il pourrait le faire, je n'ai pas dit qu'il le fera ». Et l’avocat de préciser plus tard que « si le prince recevrait une assignation pour un test d’ADN », il ne pourra pas simplement le refuser.

Jacques Boël communiquera, lui, sa position aux autres parties cette semaine dans une lettre officielle, a indiqué son avocat Maître Grégoire. "On le force à prendre position. Il aurait préféré que cela ne se passe pas sur la place publique". L'attitude du père légal de Delphine Boël sera déterminante pour la suite de la procédure, car la contestation de paternité devra aboutir avant de pouvoir enclencher la reconnaissance en paternité d'Albert.

En juin dernier, l’artiste Delphine Boël avait déjà saisi le tribunal de première instance afin d'obtenir l'ADN d'Albert II (photo), ainsi que de ses enfants Philippe et Astrid. La nouvelle procédure introduite ce lundi tient compte du changement de statut de l'ancien souverain. Depuis son abdication le 21 juillet dernier, il ne bénéficie en effet plus du principe de l'inviolabilité de la personne du roi, établi par l'article 88 de la Constitution. Philippe, devenu roi, en bénéficie par contre désormais.