Des réfugiés afghans occupent un bâtiment bruxellois

Environ 200 à 250 réfugiés afghans - des familles avec enfants - occupent depuis vendredi soir un bâtiment vide situé rue du Trône à Bruxelles. Nombre d’entre eux sont en Belgique, de façon illégale, depuis plusieurs années. Ils protestent contre la politique belge d’asile et d’immigration.

Selon un de leur porte-parole, les réfugiés afghans veulent protester contre la politique menée à leur encontre par la Secrétaire d'Etat en charge de l'Asile et la Migration, Maggie De Block (Open VLD).

"Elle peut dire qu'elle ne déporte pas d'enfants afghans. Mais elle ne donne pas non plus à leurs parents le droit de vivre et de travailler en Belgique", explique Samir. "Des centaines de familles afghanes sont obligées de survivre dans la rue, dans la clandestinité. Les services de Maggie De Block ne font rien pour les aider. Ces gens veulent une solution rapide", ajoute-t-il.

Les 200 réfugiés reçoivent des vêtements et de la nourriture de la communauté afghane à Bruxelles. Nombre d’entre eux se sont vu refuser l’asile et vivent dans la clandestinité. Ils craignent d’être rapatriés. Les parents demandent aux autorités belges de permettre à leurs enfants de terminer leur scolarité en Belgique.

"Chantage émotionnel"

La Secrétaire d'Etat Maggie De Block (photo) qualifie l'action de protestation des familles afghanes de "chantage émotionnel". Elle critique le fait que des enfants soient utilisés pour donner plus de poids à l'action.

La Secrétaire d'Etat à l'Asile et la MIgration affirme aussi que la Belgique est assez indulgente envers les réfugiés afghans. Plus de la moitié des Afghans qui arrivent dans notre pays y obtiendraient une protection. "C'est nettement moins dans nos pays voisins. Ici, chaque demande d'asile est étudiée séparément et avec beaucoup d'attention". 

Selon Maggie De Block, des négociations doivent maintenant avoir lieu avec le bourgmestre, la police et le propriétaire du bâtiment occupé. Elle souligne cependant que les demandeurs d'asile déboutés devront quitter le pays.