Anvers s’attaque à l’exportation illégale de déchets

Le gouvernement flamand, les autorités portuaires anversoises et la fédération de l’industrie technologique Agoria allient leurs forces, alors qu’un rapport de la Commission européenne indique qu’un quart des exportations de déchets entre l’Europe et l’Afrique est illégal.
AP2008

Les déchets exportés de façon illégale - comme des ordinateurs ou des écrans de télévision - sont mis à la décharge ou recyclés de manière peu écologique en Afrique, causant ainsi des dégâts pour l’homme et l’environnement. Le recyclage en Afrique est moins onéreux qu’en Europe, d’où d’importantes exportations illégales.

Lors de leur exportation, les déchets sont souvent dissimulés dans des conteneurs ou dans des véhicules de seconde main destinés au continent africain. Les autorités portuaires anversoises veulent tenter de contrecarrer ce trafic illégal de déchets via de nouveaux règlements et des contrôles renforcés.

L’Europe possédant peu de matières premières, elle a tout intérêt à recycler de l’or et d’autres métaux. C’est moins cher que d’importer ces métaux précieux.

En juillet, la Commission européenne proposait de renforcer partout dans l’Union les contrôles sur l’exportation illégale de déchets. Cette proposition n’a cependant pas été approuvée par les Etats membres.