Vilvorde engage un fonctionnaire pour prévenir la radicalisation

Le collège des bourgmestre et échevins de la commune brabançonne suit l’exemple de Malines et recrute une personne qui sera responsable de la coordination des mesures pour contrecarrer une radicalisation de jeunes musulmans. Le bourgmestre Hans Bonte (SP.A, photo) l’a annoncé au conseil communal. Pour ce faire, la ville en Brabant flamand va utiliser les 50.000 euros de subsides qu’elle a reçu du ministère de l’Intérieur pour dissuader des jeunes musulmans de rejoindre les combats en Syrie.

Hans Bonte estime qu'environ 30 personnes originaires de Vilvorde sont déjà parties en Syrie. Pour 20 d'entre elles, des éléments prouvent qu'elles sont ou ont été effectivement impliquées dans les combats. Deux sont des mineurs d'âge. Cet été, deux personnes, et peut-être huit autres, sont également parties vers la Syrie.

Six personnes sont entretemps rentrées en Belgique. Trois d'entre elles ont été placées en détention préventive, une personne est hospitalisée, une autre est décédée et la sixième est rentrée chez elle. Cette dernière n'a pas participé aux combats, mais bien à l’accueil de réfugiés près de la frontière.

Selon le bourgmestre de Vilvorde, les écoles ne peuvent pas conclure sur base des absences si d’autres mineurs d’âge ont encore quitté la Belgique à destination de la Syrie. Certains jeunes s’inscrivent en effet dans plusieurs écoles à la fois, ou décident finalement d’arrêter l’école pour aller travailler. Hans Bonte se concertera d’ici peu avec les écoles à ce sujet.

Le bourgmestre dément aussi l’information donnée par certains médias selon laquelle des musulmans qui auraient quitté la commune pour se rendre en Syrie bénéficieraient encore d’allocations de chômage ou d’un revenu d’intégration. Selon Bonte, c’est impossible, étant donné que les personnes pour lesquelles il a pu être démontré qu’elles se trouvaient effectivement en Syrie ont été rayées du registre de la population.

Le bourgmestre de Vilvorde explique que certains jeunes musulmans déménagent d’abord à l’intérieur de la Belgique avant de partir pour la Syrie, afin de brouiller les pistes et d’échapper ainsi à leur exclusion du registre de population pendant qu’ils séjournent ensuite en Syrie.