Un adolescent veut devenir moine bouddhiste en Inde

Le parquet de la jeunesse de Gand étudie la situation familiale de Giel (15 ans), originaire de Sint-Laureins (Flandre orientale), qui veut se rendre ce vendredi en Inde pour y suivre pendant 15 ans une formation de maître bouddhiste dans un monastère de moines tibétains. Il a été initié au bouddhisme par sa mère et étudie depuis quelques temps le tibétain.

Le parquet de la jeunesse de Gand (Flandre orientale) a entamé mercredi des investigations sur la situation familiale de l’adolescent de 15 ans, originaire de Sint-Laureins, au lendemain d’un reportage diffusé par le magazine "Telefacts" de la chaîne flamande de télévision privée VTM. Ce magazine recueillait le témoignage de Giel, initié au bouddhisme par sa mère, qui veut entamer une formation de moine tibétain de 15 ans en Inde.

"Cela fait partie de nos tâches de protéger les mineurs d’âge. C’est la raison pour laquelle nous examinons les conditions de vie au domicile du jeune homme", explique An Schoonjans, porte-parole du parquet de Gand. La police locale veut déterminer si l’adolescent de 15 ans se trouve dans une situation éducative problématique et vérifier qu’il veut réellement partir de son propre gré et avec l’accord de ses parents.

"Nous avons pu répondre à toutes les questions des enquêteurs", expliquaient Giel et sa mère, ce jeudi, au micro de la VRT (Radio 2 et MNM). Ils estiment que l’adolescent sera autorisé à partir ce vendredi pour un monastère à la frontière avec le Tibet.

Un souhait depuis l’âge de 6 ans

Le jeune garçon a été initié au bouddhisme par sa mère, qui pratique aussi cette religion. Il affirme avoir eu envie dès l’âge de 6 ans de devenir moine tibétain, eu aurait même pleuré pendant des mois lorsque cette idée s’est imposée à lui. La formation qu’il veut entamer dans un monastère en Inde situé à 2.400 mètres d’altitude durera 15 ans, mais il pourra revenir quand il veut en Belgique si sa nouvelle vie ne lui convient pas.

En Inde, où il aura tout le temps de se consacrer à sa formation et libérer son esprit de toutes les émotions négatives - selon ses dires -, Giel aura des cours de philosophie, de méditation, de contemplation, de yoga et d’argumentation, le tout en langue tibétaine. "J’apprends le tibétain depuis quelques temps", précise l’adolescent.

Giel recevra aussi un nouveau nom : celui de Lobsang Nyima. Cela signifie à peu près "soleil au cœur bon" en français.