"Présenter aux Chinois les atouts de la Belgique"

Le Premier ministre Elio Di Rupo (photo principale, à g.) a dressé un bilan "très positif" de sa brève visite en Chine, couronnée notamment par l’annonce d’un prêt de deux pandas géants au parc animalier hennuyer Pairi Daiza et par l’autorisation accordée à l’entreprise Umicore de construire une nouvelle usine à Changsha. "Le plus important, c’est de présenter les atouts de la Belgique et de montrer que nous sommes capables d’aider les Chinois", indiquait le Premier ministre.

"Aider les Chinois, c'est nous aider nous-mêmes", précisait encore Elio Di Rupo (PS). Les rencontres avec les autorités chinoises étaient donc incontournables.

La visite des représentants des autorités belges et régionales (photo) a pris un accent résolument économique, d'abord lors d’une entrevue avec le Premier ministre chinois Li Keqiang, qui "a pris l'initiative de parler d'entreprises belges". C'est lui qui a annoncé le feu vert des autorités forestières chinoises pour prêter un couple de pandas géants au parc animalier hennuyer Pairi Daiza, de même que le déblocage du dossier de l’entreprise Umicore, qui a été autorisée à construire une nouvelle usine, plus propre et moderne, à Changsha (en province de Henan).

Les deux chefs de gouvernement ont marqué leur volonté de poursuivre les contacts au plus haut niveau entre les deux pays. "Nous devons œuvrer à l'ouverture du marché chinois aux entreprises belges et faciliter l'installation des entreprises chinoises en Belgique", a expliqué le Premier ministre. A l’heure actuelle, quelque trois cents entreprises belges sont installées en Chine, et à peine six ou sept chinoises en Belgique.

Le fait que la Belgique ait été, avec la Finlande, le seul pays d'Europe du Nord à avoir dépêché des dirigeants politiques au Forum économique mondial de Dalian est également un signal fort, estime le Premier ministre.

Développement durable au menu

Elio Di Rupo s'est aussi réjoui que la Chine accorde de plus en plus d'importance au développement durable. "Le sujet de lier la technologie au développement durable est un enjeu majeur. Si on ne prend pas de mesures, on va atteindre un point de rupture", constate-t-il. La Belgique a, selon lui, une vraie carte à jouer à ce niveau. "Nous avons un véritable savoir-faire en la matière, la Chine est un marché potentiel."

Les rencontres avec les dirigeants d'entreprises chinois du Dalian Wanda Group et de Huawei ont également été l'occasion de mettre en exergue les entreprises belges et le climat propice aux affaires en Belgique. Le Premier ministre belge a ainsi évoqué la société Barco, leader dans la technologie audiovisuelle, avec le patron du Dalian Wanda Group, qui est actif dans le divertissement et l'hôtellerie, notamment.

Pendant une réception pour des investisseurs belges et chinois, Elio Di Rupo a rappelé l’existence d’un fonds de 100 millions d’euros de la China Investment Corporation, qui a pour but de soutenir les investissements chinois en Belgique.