"Je ne serai pas Premier ou ministre-président"

Dans une interview parue dans plusieurs journaux ce samedi, le président de la N-VA Bart De Wever a déclaré ne pas être intéressé par les postes de Premier ministre et de ministre-président flamand. Le bourgmestre d’Anvers a toutefois précisé que son parti envisageait de présenter un candidat au poste de Premier ministre.

Bart De Wever a récemment déclaré que l’actuel ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) pouvait devenir un excellent Premier ministre. "Il me semble que c’est ce qu’il faut faire rebus sic stantibus", explique-t-il au quotidien De Tijd. "Mais je souligne bien : rebus sic stantibus, les choses demeurant en l’état. Et elles peuvent encore changer".

Le président de la N-VA n’est toutefois pas candidat. "Je suis bourgmestre d’Anvers", indique-t-il dans la Gazet van Antwerpen. "Au moins jusqu’en 2018. Je ne suis pas disponible. Combien de fois devrais-je encore le répéter ? J’ai enfin un emploi fixe. Il y a d’autres personnes au sein de la N-VA. Et je vends encore quotidiennement de nouvelles cartes de membre", ajoute-t-il.

De nouvelles têtes à la N-VA ?

De Wever dit vouloir mener une campagne électorale courte. "Je n’exclus pas l’arrivée surprenante de nouvelles personnalités en février prochain. Quoi qu’il en soit, je veux que la campagne soit courte, et pas faire comme Kris Peeters qui mène déjà une campagne à plein temps".

La N-VA dévoilera sans doute au début de l’année prochaine le nom de son candidat au poste de Premier ministre. "Ce qui m’ennuie, c’est que tout va trop vite", explique Bart De Wever au quotidien De Tijd. "Je voulais rassembler les questions stratégique pour la Noël, en vue de notre congrès début 2014. L’interview de Siegfried Bracke il y a deux semaines a toutefois fait émerger trop rapidement ces questions. On risque de lancer notre campagne bien trop tôt. Le seul avantage de cette situation est que je découvre avec étonnement tout ce que ça a pu provoquer. Et en fait, je devrais remercier Siegfried. J’ai beaucoup appris".

"2014, un tournant"

Pour Bart De Wever, 2014 devra être synonyme de changement. "L’électeur flamand a cru en Verhofstadt, mais n’a rien reçu en retour. Il a également cru en Yves Leterme et dans le cartel CD&V/N-VA mais n’a rien reçu non plus. On ne peut plus faire attendre cet électeur", estime-t-il.

"D’après ma vision des choses, 2014 sera un tournant. Si nous obtenons un mandat fort des électeurs, nous devons le convertir en résultats. Si nous ne le faisons pas, il sera très difficile de continuer à faire de la politique".

Toujours dans les colonnes du quotidien De Tijd, on remarquera  une déclaration surprenante de la part du président de la N-VA. Bart De Wever a ainsi indiqué souhaiter qu'un gouvernement de centre-droit soit formé à l'issue des élections fédérales de 2014, mais qu'il espérait obtenir le soutien du PS depuis les bancs de l'opposition pour mener à bien une nouvelle réforme de l'Etat.