Les vieilles voitures diesel bientôt interdites à Anvers

Le centre-ville d'Anvers deviendra, à partir de 2016, une zone à basses émissions, ce qui passera notamment par un bannissement des voitures diesel de plus de 15 ans. Quant aux véhicules de plus de 10 ans, ils ne seront acceptés que s'ils disposent d'un filtre à particules.

L'application de ces mesures se fera par l'intermédiaire d'une reconnaissance des plaques minéralogiques. Anvers, qui collabore dans le cadre de ce projet-pilote avec les autorités flamandes et fédérales, sera ainsi la première ville flamande à "basses émissions".

"Ce n'est pas seulement bon pour l'environnement. C'est également favorable à la santé de la population", fait-on valoir du côté de la Ville qui espère améliorer drastiquement la qualité de l'air afin de répondre aux normes européennes de plus en plus strictes en la matière.

Cette zone à basses émissions devrait conduire à une baisse des émissions de dioxyde d'azote (NO2) de 12% d'ici 2020. Les émissions de particules devraient quant à elles chuter de 41%.

Néanmoins, avant que ces mesures ne soient appliquées, la Ville lancera une grande campagne de communication afin d'informer les usagers de la route. Par la suite, ceux qui ne respecteront pas les règles pourront être punis d'une amende. Certaines exceptions (ambulances, voitures de collection, etc.) seront toutefois admises.

"Beaucoup d’embarras pour peu de résultats"

Les associations des automobilistes n’ont pas tardé à exprimer leurs doutes face à cette décision. "Nous craignons que cela ne menace encore une fois les automobilistes d’une nouvelle taxe", souligne Danny Smagghe (Touring) dans le quotidien Het Laatste Nieuws. "Par ailleurs, si chaque ville de Belgique et d’Europe introduit son propre système et ses propres règles, ce sera le chaos".

De son côté, l’association flamande des automobilistes (VAB) pointe l’aspect social de la réglementation. "Cette mesure est asociale. Un grand nombre de ces anciennes voitures appartiennent à des seniors. Ces derniers n’ont souvent pas les moyens de s’acheter un nouveau véhicule", indique Maarten Matienko. "Par ailleurs, ces personnes ne font pas autant de kilomètres. On va ainsi supprimer la partie du parc automobile qui parcourt le moins de kilomètres. L’effet sera donc minime", dénonce encore Maarten Matienko pour qui cette mesure représente beaucoup d’embarras sans assurer de réels résultats.