Les Flamands restent collés à leur voiture

Ils effectuent 70% de leurs déplacements en auto. Même lorsque la distance à couvrir ne dépasse pas 3 kilomètres, ils la font en voiture dans deux tiers des cas. C’est ce qui ressort d’une enquête auprès de 1.600 Flamands. Selon la ministre flamande de la Mobilité, Hilde Crevits, « de nombreuses personnes ne prennent pas les transports en commun parce qu’ils les connaissent mal ». On noterait pourtant une petite amélioration, dans les grandes villes.

Malgré toutes les campagnes de sensibilisation en faveur d’une circulation routière plus écologique et durable, la voiture reste le moyen de transport de prédilection des Flamands. Ils effectuent en effet 70% de leurs déplacements avec leur automobile. Même lorsque la distance à couvrir ne dépasse pas entre 1 et 3 km, ils la font en voiture dans deux tiers des cas.

Seuls 25% des déplacements sont effectués à vélo ou à pied et 6% en transports en commun. C’est ce que révèle une enquête sur les déplacements menée à la demande des autorités flamandes, pour la 7e année consécutive, auprès de 1.600 habitants.

Les Limbourgeois et les West-Flandriens prennent la voiture pour 80% de leurs déplacements de plus de 5 km. Ils sont ainsi les moins bons élèves de Flandre en matière de mobilité durable. Dans les grandes villes, telles que Gand et Anvers, la situation est nettement meilleure. Près de la moitié des déplacements y sont en effet effectués de façon plus écologique. C’est surtout le vélo qui a la cote.

Pour les déplacements entre le domicile et le lieu de travail, la voiture reste la plus populaire (73%), suivie de loin par le vélo (11%) et les transports en commun (11%). Mais ces transports publics restent tout de même une grande inconnue pour une majorité des Flamands. Près de 70% d’entre eux connaissent mal ou pas du tout les transports en commun urbains et régionaux, et 87% des personnes interrogées ne prennent jamais le train.

L’enquête révèle également que les Flamands se déplacent moins, de façon générale, quel que soit le moyen de transport utilisé. Un quart d’entre eux ne se déplacent même plus quotidiennement, contre 20% il y a 5 ans.

"Continuer à taper sur le même clou"

« Nous continuons en masse à nous déplacer en voiture », reconnaissait la ministre flamande de la Mobilité, Hilde Crevits (CD&V, photo), dans l’émission « De Ochtend » de Radio 1 (VRT). « Les changements d’attitude se font très lentement, bien que l’on observe une amélioration dans les grandes villes. Le vélo y devient réellement populaire ».

La ministre plaide en faveur de meilleures liaisons de train et de bus, certainement dans les régions plus rurales. « Beaucoup de gens n’utilisent pas les transports en commun parce qu’ils ne les connaissent pas ». Hilde Crevits encourage la création d’un ticket unique pour le train et le bus. Elle veut encourager les employeurs à donner un budget de mobilité à leurs employés, plutôt que des voitures de société.

« Il faut continuer à taper sur le même clou. Et il faut offrir suffisamment d’alternatives à la voiture, et les soutenir », conclut Hilde Crevits.