"La Belgique peut aider à démanteler les armes chimiques"

A la veille de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui débutera le 23 septembre à New York, le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders (photo principale), a affirmé que des experts belges pourraient proposer leur aide en vue de l’élimination des armes chimiques en Syrie. Reynders accompagne à New York la reine Mathilde, qui assiste ces jeudi et vendredi au sommet des dirigeants signataires du Pacte mondial des Nations Unies, réunissant des chefs d'entreprises et des dirigeants de la société civile, des gouvernements et de l'ONU.

« La Belgique pourrait éventuellement proposer son aide. Nous possédons des experts dans le domaine des armes chimiques », a déclaré le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, à quelques jours de la 68e Assemblée générale des Nations Unies. Le ministre accompagne la reine Mathilde à New York, pour sa première mission étrangère importante depuis l’accession au trône de son époux Philippe, le 21 juillet dernier. Cette visite de trois jours aux Etats-Unis est placée sous le signe des droits de l’enfant.

« Les informations contenues dans le rapport (sur l’attaque chimique à la fin du mois d’août en Syrie, ndlr.) laisse peu de doute sur la responsabilité des forces armées du président Assad dans ce bain de sang. La priorité est maintenant de donner forme à l’accord conclu le 14 septembre entre le Secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe Sergei Lavrov. En tant que membre du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, la Belgique souhaite y apporter sa contribution », indiquaient les Affaires Etrangères mercredi dans un communiqué.

Dans un entretien accordé à Damas à la télévision américaine FoxNews et diffusé mercredi soir, le président syrien Bachar al-Assad (photo) a admis que son pays avait bien des armes chimiques et a assuré que cet arsenal serait détruit. Il a indiqué que ce démantèlement coûterait "un milliard de dollars" et prendrait au moins un an.

Le ministre belge Didier Reynders veut également plaider, au nom du gouvernement fédéral, en faveur d’une grande action humanitaire en Syrie.

AP2013

La reine Mathilde, ambassadrice aux droits de l’enfant

La reine des Belges (photo, à g.) est arrivée mercredi après-midi à New York pour y participer au sommet des dirigeants signataires du Pacte mondial des Nations Unies, réunissant des chefs d'entreprises et des dirigeants de la société civile, des gouvernements et de l'ONU, ainsi qu'à des événements annexes, à la veille de la 68ème Assemblée générale des Nations Unies.

Accompagnée par le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, Mathilde a participé dès mercredi soir, en tant que présidente d'honneur d'UNICEF Belgique, à un débat sur la promotion active des droits de l'enfant par les entreprises - un thème qui constitue le fil rouge de sa visite. Ce débat réunissait aussi des chefs d'entreprises belges et internationales, selon le "Global Compact Network Belgium", la branche belge de ce réseau mondial qui en compte plus d'une centaine.

La Belgique est l'un des pays à l'avant-garde du combat visant à faire adopter par les entreprises des normes en faveur de la protection des droits des enfants, a déclaré mercredi soir la reine Mathilde."Je suis enchantée de voir que mon pays est l'un des précurseurs (dans les efforts) pour mobiliser la communauté des affaires aux droits des enfants", a-t-elle affirmé lors de l’événement organisé par le réseau d'entreprises belges au siège new-yorkais du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef).

"Les droits des enfants sont l'affaire de tous. Cette préoccupation mondiale requiert une approche universelle et inclusive, dans laquelle le monde des affaires doit clairement avoir sa part" de responsabilités, a affirmé la souveraine dans un discours prononcé en anglais en présence notamment de responsables du Pacte mondial ("UN Global Compact"), une initiative placée sous la présidence du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

La reine quittera New York vendredi soir, alors que débutera lundi prochain la 68ème Assemblée générale de l'ONU, à laquelle prendront part durant près d'une semaine le Premier ministre Elio Di Rupo et ses ministres des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Didier Reynders et Jean-Pascal Labille.