Le Standard essuie sa 1ère défaite de la saison

Le Standard a mal entamé son entrée à l’Europa League. Les Rouches se sont en effet inclinés 1-2 à domicile contre les Danois d’Esbjerg. De son côté, le Racing Genk a frappé un grand coup en allant s'imposer 0-1 au Dynamo Kiev. Zulte Waregem a pour a part fait match nul face au Wigan Athletic.

En s'inclinant contre les Danois d'Esbjerg, le Standard a raté son entrée dans la poule C de l'Europa League jeudi soir à Sclessin.

Le Standard était prévenu. Esbjerg, tombeur de Saint-Etienne, leader du championnat de France, ce n'était pas le même calibre que Minsk. Si le jeu des Danois repose essentiellement sur leurs qualités athlétiques, ils ne sont pas pour autant aussi frustes que les Bélarusses. Les Scandinaves ont ainsi su conserver la ballon pour résister au départ en trombe du Standard, concédant tout de même deux corners lors des trois premières minutes. Mais sans paniquer.

Le Standard a ensuite progressivement perdu le fil de la rencontre. Le travail entre les lignes n'était pas soutenu et devant, le duo De Camargo-Reza n'était pas très en vue. Le premier s'est blessé en commettant une faute sur un adversaire et a été remplacé. L'Iranien, régulièrement hors-jeu, s'est lui distingué négativement par des séries de dribbles inutiles. Le Standard s'est certes créé trois belles occasions, mais Esbjerg également.

A la 63-ème, le Néerlandais Van Buren a donné l'avance à des visiteurs plus entreprenants dès la reprise. Les montées au jeu de Vainqueur et Muganji Bia ont donné de l'allant au Standard et le but égalisateur du second cité à la 78-ème aurait pu et dû être suivi d'autres réalisations.

Mais si le Standard n'a pas profité de ses occasions, Esbjerg s'est en revanche montré plus efficace, le "Brugeois" Bakenga (photo) lui donnant même la victoire dans les arrêts de jeu.

Genk réussit un beau coup

Le Racing Genk a frappé un grand coup en allant s'imposer 0-1 au Dynamo Kiev dans le cadre de la première journée du groupe G.

Au moment de mettre le cap sur Kiev, le Racing Genk savait que le Dynamo local traversait une mauvaise passe. Battus 3-0 à Kharkiv dimanche dernier, Mbokani et ses équipiers ne marquent pas beaucoup de buts: 11 en 9 matches. Cette carence a une nouvelle fois sauté aux yeux même si Köteles a dû sortir quelques fameux arrêts réflexes surtout en fin de rencontre.

Mais si Kiev n'a pas été brillant, c'est aussi parce que Genk a joué haut. Les contres du Racing ont fait mal et le gardien ukrainien Koval a eu plus souvent chaud qu'à son tour. A la mi-temps, Genk s'était créé les occasions les plus dangereuses mais regrettait la sortie de Mboyo (blessé aux ischio-jambiers) à la 31ème.

Son remplaçant Gorius (photo) allait toutefois faire la différence à la 62ème en inscrivant l'unique but de la rencontre d'un tir lointain dont il a toujours eu le secret. Un avantage mérité que les tenants de la Coupe de Belgique allaient logiquement avoir de plus en plus de mal à conserver en raison de la pression exercée par l'équipe locale. Mais, toujours bien regroupé, Genk a résisté sans commettre de fautes inutiles et avec l'aide d'un imbattabale Köteles, réusssissant ainsi d'emblée un des plus beaux exploits de la soirée dans cette Europe League à Kiev.

Zulte ne trouve pas la faille

Après le Stade Constant Vanden Stock, Zulte Waregem, vice-champion de Belgique, se produisait dans un autre temple sacré du football belge, le Jan Breydelstadion, contre Wigan Athletic, tenant de la Coupe d'Angleterre mais pensionnaire de D2, lors de la 1-ère journée du Groupe D. Cela n'a pas particulièrement inspiré ses artilleurs, pas très chanceux non plus: 0-0 !

Les cinq mille spectateurs, dont beaucoup avaient franchi la manche pour la circonstance, n'eurent pas pour autant droit à un spectacle de très haut niveau, en première mi-temps du moins.

L'organisation de Wigan empêcha en effet Zulte Waregem d'inquiéter sérieusement son gardien Carson (ex-Liverpool), qui neutralisa toutefois brillamment une reprise de Conte à la 44-ème. Les Flandriens se montrèrent plus entreprenants à la reprise, et auraient mérité d'en être récompensés, même si Bossut réalisa un arrêt déterminant, la vue masquée, sur une balle en cloche (68-ème). Son vis-à-vis Carson n'avait lui fait aucune concession à Conte, Habibou et De Fauw. Dhaene et Conte furent bien près de trouver la faille dans la finale.