La voiture reste au garage ce dimanche

Le silence, rien que le silence, ce matin dans les rues de Bruxelles mais aussi de plusieurs communes de Flandre et de Wallonie pour le traditionnel dimanche sans voiture. L’objectif est de changer les mentalités et d’engager le débat sur la mobilité en ville. De nombreuses activités sont organisées dans les communes participantes.

De 9 à 19h sur le territoire des 19 communes bruxelloises et de plusieurs communes flamandes et wallonnes, la circulation automobile sera interdite sauf pour les transports en commun, les taxis ou autres véhicules d’utilité publique ou d’urgence ainsi que pour les automobilistes munis d’une autorisation de circuler.

A Anvers une telle journée était organisée dimanche dernier.

"C’est surtout important de faire découvrir aux gens comment ils peuvent se déplacer sans voiture dans une ville ou une commune" a déclaré Elke Franchois de Mobiel 21 qui prône une mobilité durable et respectueuse de l’environnement. Pour l'occasion les transports en commun de la STIB sont gratuits. 

A l'occasion de ce 12e dimanche sans voiture des tas d’activités sont organisées dans de nombreuses communes. De 10 à 18 h un village entier sera consacré au vélo (I LIKE BRU) place de la Monnaie, en plein centre de Bruxelles. On pourra y louer des vélos, mais également décorer le sien (atelier Pimp your Bike), se tester au BMX ou faire laver son vélo.
Dans le quartier du Châtelain à Ixelles, une grande brocantes sera organisée. On attend près de 300 stands, de quoi chiner en toute curiosité.
Enfin, onze villages communaux seront installés dans onze communes bruxelloises. Autour des pelouses, de nombreuses activités seront proposées à tous, des spectacles, des ateliers créatifs, des jeux, etc.

Les premières journées sans voiture remontent aux années ’50 et ’70 et constituent actuellement le point d’orgue de la semaine de la mobilité.

Le site de mobicrazy à Bruxelles

L’origine des dimanches sans voiture

Les premières expériences de journées sans voiture remontent à 1956, lorsque la crise de Suez force certains pays à prendre des mesures drastiques pour économiser du carburant. En Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse, celles-ci prendront la forme de dimanches sans voiture entre novembre 1956 et janvier 1957. Ces opérations seront répétées en 1973 à l'occasion de la crise pétrolière. Elles visaient avant tout à réaliser des économies de carburant. Le premier dimanche sans voiture eut lieu en Belgique le 18 novembre 1973, dans la foulée de nos voisins hollandais. Après la crise pétrolière cette initiative s’est arrêtée pour reprendre vigueur dans les années ’90 sous la pression des organisations de défense de l’environnement.