10% des profs d’université échouent en anglais

Si l’on en croit le quotidien flamand De Standaard, entre 10 et 20% des professeurs d’écoles supérieures et d’universités en Flandre qui devaient passer un test de langue pour pouvoir (continuer à) enseigner en anglais auraient échoué. Dans ce cas, ils ne sont normalement plus être autorisés à donner cours dans la langue de Shakespeare dès cette année académique - mais bien encore en néerlandais.

Au total ce sont quelque 3.000 professeurs d’écoles supérieures et d’universités en Flandre qui ont dû passer un test d’anglais en août dernier. Pour la première fois, les autorités flamandes les avaient obligés à passer un examen pour vérifier leur maîtrise de la langue (étrangère pour la plupart d’entre eux) dans laquelle ils donnent cours.

Les résultats de ce test indiquent que 10 à 20% des professeurs concernés n’auraient pas atteint le niveau requis au test. A l’université d’Anvers, 13% des professeurs auraient échoué, à celle de Gand (Flandre orientale) ils seraient 14% à ne pas atteindre le niveau requis. A l’université de Hasselt (Limbourg), le nombre d’échec se situerait entre 15 et 20%, tandis qu’à l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB) on a recensé 20% de professeurs recalés.

Pour nombre d’enseignants, ces chiffres sont difficiles à digérer. Dans certains cas d’échec, il s’agit en effet de professeurs qui donnent déjà cours depuis des années à des universités étrangères anglophones, et qui n’avaient jusqu’ici jamais reçu de plaintes à propos de leur niveau linguistique.

Nombre de professeurs indiquent d’ailleurs que le test de langue portait sur des sujets trop éloignés de la matière qu’ils enseignent eux-mêmes. Les porte-paroles des universités flamandes admettent cependant, dans De Standaard, qu’une certaine « vanité » accentue l’indignation de certains professeurs.

Les professeurs qui ont échoué au test de langue ne sont, en principe, plus autorisés à enseigner en anglais dès cette année académique. Les universités demandent néanmoins aux autorités flamandes une période de transition, pendant laquelle les enseignants concernés pourront parfaire leur connaissance de l’anglais. Ce que ne permet pas l’actuel décret de l’enseignement en Flandre.