"Construire une prison belge au Maroc"

Dans un entretien accordé au magazine "Humo", le bourgmestre d’Anvers et président de la N-VA Bart De Wever propose la construction d'une prison au Maroc pour y envoyer des ressortissants marocains emprisonnés en Belgique. Il demande aussi la réintroduction de la loi sur le vagabondage pour pouvoir accueillir les toxicomanes sans abris.

Dans une interview accordée à "Humo" Bart de Wever détaille la politique en matière de drogue qu’il mène à Anvers depuis le 1er janvier, date à laquelle il est devenu bourgmestre.  A ce propos il donne quelques pistes qui pourraient, selon lui, être utiles dans la lutte contre les toxicomanes.
Pour faire face à la problématique des personnes en séjour illégal dealers de drogue et qui ne sont jamais extradés vers leur pays d’origine, Bart De Wever suggère de construire une prison au Maroc. "Il y a actuellement 1.200 Marocains dans les prisons belges. Avec eux, on peut remplir une prison", a-t-il affirmé.
Et d'ajouter: "Je ne suis pas ministre de la Justice mais ce que j'aurais essayé depuis longtemps, c'est de construire une prison au Maroc. Un tel investissement "signifie la création d’emplois. Il faut construire quelque chose qui puisse aussi profiter aux Marocains".

"Une incroyable folie"

Pour faire face à la problématique des sans-abris toxicomanes, Bart de Wever veut redonner vie à la loi sur la vagabondage. En vertu de cette loi, les autorités pouvaient priver les sans-abris de liberté pour les enfermer dans des centres spécialisés.

Cela fait 20 ans, cette année que la loi sur le vagabondage a été abolie. Selon De Wever "c’est une incroyable folie. Je pense que de très nombreuses personnes ont été aidées grâce à cette loi, rien que pour leur permettre de passer l’hiver. J’ai donc demandé l’ouverture d’un dossier pour évaluer les conséquences de la suppression de la loi sur le vagabondage".