La Belgique brigue un siège au Conseil de sécurité

Notre pays a entamé une campagne pour décrocher un siège non-permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2019-2020, et accéder ainsi au principal organe de décision onusien pour la sixième fois depuis la création des Nations Unies. La Belgique est par ailleurs candidate au Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour la période 2015-2018.
A2005

La décision de briguer un des 10 sièges non-permanents, renouvelés tous les ans par groupe de cinq, avait été prise dès 2009 par le gouvernement belge, dirigé à l'époque par Herman Van Rompuy - devenu depuis lors président du Conseil européen.

A cinq ans de l'élection par l'Assemblée générale, fixée pour fin octobre 2018, la campagne est désormais lancée, avec trois candidats jusqu'ici déclarés au sein du "groupe (régional) des pays occidentaux et autres", qui rassemble 29 pays, dont seize sont aussi membres de l'Union européenne. Le WEOG aura droit à deux sièges au Conseil de sécurité - outre ceux des membres permanents que sont la France et le Royaume-Uni - en vertu d'une répartition régionale typique à l'organisation mondiale.

Il s'agit, outre de la Belgique, de la puissante Allemagne - qui a déjà siégé à cinq reprises, dont la dernière fois en 2011-2012 - et d'Israël. L'Etat hébreu n'a toutefois jamais réussi à se faire élire au Conseil de sécurité en raison de l'opposition des pays arabes et de leurs alliés et du fait du non-respect de plusieurs résolutions onusiennes.

Mais d'autres candidatures ne sont toutefois pas exclues, estiment les diplomates belges en poste à New York. Le Premier ministre Elio Di Rupo (photo) a, à cette occasion, rappelé à plusieurs reprises - et notamment depuis la tribune de l'Assemblée générale - que la Belgique est le quinzième contributeur financier des Nations Unies.

La Belgique a déjà siégé à cinq reprises - en 1947-1948, 1955-1956, 1971-1972, 1991-1992 et 2007-2008 - au Conseil de sécurité, que son ancien ministre des Affaires étrangères (aujourd’hui commissaire européen au Commerce) Karel De Gucht qualifiait volontiers de "kernkabinet du monde".