La Belgique pourrait acheter 40 missiles américains

Une agence du Pentagone chargée des exportations de matériel militaire américain vient de notifier au Congrès la possible vente à la Belgique de 40 missiles air-air produits par le groupe de défense Raytheon, pour équiper les chasseurs F-16 belges, et des équipements associés pour un montant de 68 millions de dollars - soit l’équivalent de plus 50 millions d’euros.
AP2013

Selon la "Defense Security Cooperation Agency", le gouvernement belge a sollicité les Etats-Unis pour un possible achat - en vertu de la procédure dite FMS ("Foreign Military Sale") d'Etat à Etat - de 40 missiles AIM-9X-2 Sidewinder Block II, ainsi que de divers équipements associés (dont 36 missiles d'entraînement, deux unités de guidage, dix unités de guidage tactique et de quatre missiles d'entraînement factices), un soutien logistique et en matière d'entraînement.

Le Pentagone a notifié jeudi cette possible vente au Congrès américain, en expliquant qu'elle "contribuerait à la politique étrangère et à la sécurité nationale des Etats-Unis en aidant à accroître la sécurité d'un allié de l'Otan qui continue à être une force importante pour la stabilité politique et économique en Europe.

Selon le ministère américain de la Défense, la Force aérienne belge envisage d'utiliser les Sidewinder AIM-9X - la dernière version d'une famille prolifique de missiles air-air dont la Belgique a déjà acquis plusieurs modèles depuis les années 1960 - dans le cadre de son programme global de modernisation.

Le Plan d'investissements pour la Défense et la Sécurité (PIDS) d'un montant total de 489,5 millions d'euros pour la période 2012-2014 approuvé par le gouvernement belge prévoit l'acquisition de 48 nouveaux missiles air-air à courte portée (ASRAAM) pour 29,4 millions en 2013. Le Pentagone ajoute que le Force aérienne n'aura "aucune difficulté à absorber les missiles AIM-9X" et que la vente proposée "n'affectera pas l'équilibre militaire dans la région" européenne.

La principale entreprise américaine concernée est la Raytheon Missile Systems Company, de Tucson dans l'Arizona. Selon le Pentagone, qui précise qu'il s'agit bien d'une vente "potentielle", aucune compensation économique connue n'est prévue.