Le gouvernement fédéral planche sur le budget 2014

Après avoir terminé tout récemment le dernier contrôle du budget 2013, les principaux ministres du gouvernement fédéral se sont retrouvés ce samedi après-midi au Lambermont pour entamer les travaux sur le budget 2014 et la relance. L’effort à fournir serait de 359 millions d’euros pour maintenir le budget sur les rails. Il faudra aussi trouver des moyens supplémentaires pour relancer la compétitivité des entreprises.

Si l’on en croit certains des principaux ministres du gouvernement Di Rupo, l'exercice ne devrait pas être trop compliqué, vu les efforts qui ont déjà été décidés en juillet dernier. L'attention devrait se porter davantage sur les mesures en faveur de la relance économique qui seront adoptées pour 2014."La grosse opération chirurgicale a eu lieu en juillet. Ici, on en est à la visite de contrôle", a souligné la vice-Première ministre Laurette Onkelinx (PS), commentant l'exercice budgétaire.

Le comité de monitoring a évalué l'effort à 359 millions d'euros. « Un effort correspondant à 0,1% du produit intérieur brut », a précisé le vice-Premier ministre Didier Reynders (MR) ce samedi. Ce qui est bien loin des 2,4 milliards d'euros qu'a dû trouver l'équipe Di Rupo en juillet, lorsqu'elle a procédé au contrôle budgétaire 2013 et tracé les grandes lignes de 2014.

Des bonnes nouvelles sont attendues. L'inflation a baissé. L'indice-pivot sera dépassé en juin 2014 et non en mai, l'adaptation des salaires dans la fonction publique et des allocations sociales se fera donc plus tard que prévu. Quant au gain attendu, il est de quelque 90 millions d'euros, selon le vice-Premier ministre Johan Vande Lanotte (SP.A, photo).

Le Pacte pour la concurrence sur la table

Les moyens disponibles pour la relance devraient tourner autour de 100 millions à 200 millions d'euros. Certains, comme la vice-Première ministre Joëlle Milquet (CDH), n'excluent pas de trouver de l'argent en plus du côté de l'opération de régularisation fiscale.

Les centristes mettent en avant l'emploi des jeunes, la formation et la diminution du coût du travail pour les PME. Du côté des libéraux du MR, l'accent est mis aussi sur les PME: réduction des charges, instruments permettant d'orienter l'épargne vers les petites et moyennes entreprises, ainsi que la diminution des formalités et contrôles à répétition qui pèsent sur elles.

Les moyens que le gouvernement fédéral dégagera pour la relance seront associés aux efforts régionaux. "Il y a tout un travail des Régions, on connaît leurs priorités. On va voir maintenant quels compléments on peut leur donner pour les décupler", a expliqué Laurette Onkelinx (photo).

Le MR attend de voir quels efforts viendront de Bruxelles et de la Wallonie, à côté de ce que la Flandre a déjà annoncé. "S'il est possible de voir des efforts à Bruxelles et en Wallonie, on pourrait arriver à quelques centaines de millions d'euros. J'espère que toutes les deux vont aussi se mettre au travail", a observé le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders.

La prochaine réunion du comité ministériel restreint est prévue pour mardi.