L’avion de Namur avait-il déjà été accidenté ?

Le club de parachutisme de Namur affirme que l’appareil qui s’est écrasé samedi à Gelbressée, était déjà tombé il y a 13 ans sur le terrain d’aviation de Moorsele (Flandre occidentale). Il aurait ensuite été réparé, puis remis en service. Le club de parachutisme de Moorsele se montre prudent face à cette affirmation. Depuis 3 ans, l’European Aviation Safety Agency prône la prudence avec le type d’appareils Pilatus Porter, construits dans les années 1960. Ils pourraient porter des traces de corrosion.
AP2013

Les familles des onze victimes de l’accident d’avion se rendront ce dimanche après-midi à Gelbressée (province de Namur), où sont décédés samedi vers 16h00 les parachutistes chevronnés, qui avaient décollé de l'aérodrome de Temploux. "Cette visite encadrée et accompagnée fait partie d'un processus de deuil", a indiqué le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot.

Le travail d'identification des corps a commencé dimanche matin sur le lieu de l'accident, fermé au public. Un quadrillage de la zone sera effectué afin de rassembler les différentes pièces de l'avion.

"Le Pilatus PC-6 Turbo Porter est le même que celui de l'accident du 12 mars 2000 à Moorsele, qui avait blessé une dizaine de personnes. Mais cet élément n'est pas forcément pertinent et il peut s'agir d'une malheureuse coïncidence. Une fois reconstruit, un avion a un état de navigabilité identique à un appareil qui n'a jamais eu d'accident", a indiqué Luc Blendeman, de l'Air Accident Investigation Unit (AAIU).

Le spécialiste d’aviation Luc De Wilde avait également indiqué samedi soir que l’appareil a été impliqué en 2000 dans un accident à Moorsele. « Peu de temps après le décollage, l’appareil est tombé. Ce n’était pas réellement un crash. L’appareil a été réparé et remis en service, après inspection ». Le club de parachutisme de Moorsele se montre prudent, affirmant ne pas être certain qu’il s’agisse bien du même appareil.

Ce dimanche après le recueillement des proches, l'avion sera déplacé pour être stocké à Beauvechain. "Nous pourrons l'examiner en détails avec le support de la firme qui a fabriqué l'avion. Nous rassemblons tous les éléments qui pourraient nous permettre de comprendre ce qu'il s'est passé", a ajouté l'expert aéronautique.

Une chapelle ardente devrait être mise en place à Gilly exclusivement pour les familles et avec leur accord. Un moment d'hommage devrait se tenir dans quelques jours.