Davantage de contrôles de balances en magasins

Les statistiques du service de métrologie légale du ministère de l’Economie démontrent que 6% des balances indiquent des poids trop bas ou trop élevés. L’erreur n’est pas toujours désavantageuse pour le client, précisent les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.
HOUIN / BSIP

Le service public fédéral Economie est responsable, notamment, du contrôle des balances dans les commerces en Belgique. A l’heure actuelle, les fonctionnaires de ce service vérifient l’étalonnage des balances des magasins et si elles sont bien réglées. D’ici peu, ils ne devront cependant plus effectuer cette vérification.

« Nous allons confier cette tâche à des institutions accréditées, ce qui permettra à nos fonctionnaires de se concentrer davantage sur les contrôles », explique Chantal De Pauw du SPF Economie.

L’étalonnage des balances a lieu actuellement tous les 4 ans et coûte 25 euros au commerçant. La sous-traitance de ce contrôle le rendra aussi plus cher. « Il coûtera alors vraisemblablement entre 40 et 50 euros, mais le prix définitif n’a pas été fixé », précise De Pauw.

Le temps ainsi gagné par les fonctionnaires doit leur permettre d’effectuer davantage de contrôles. Le service de métrologie légale du SPF Economie a décidé de doubler le nombre de contrôles. Ils seront ainsi effectués tous les 2 ans au lieu de 4 ans. Ceci devrait permettre de réduire la marge d’erreur de 6% - qui représente des différences de 10 à 20 grammes par kilo.

Il s’agit tant de balances qui indiquent des poids trop élevés que trop bas. L’erreur n’est donc pas systématiquement désavantageuse pour les clients. « Une balance est très sensible aux vibrations et à une utilisation intense en magasin », explique Chantal De Pauw. En cas de suspicion de fraude volontaire, le dossier du contrevenant peut être renvoyé au parquet. L'an dernier, six dossiers ont été ouverts à l'égard de personnes spécialisées dans l'achat d'or.

Le Syndicat national des Indépendants critique la multiplication prochaine des contrôles et surtout l’augmentation du prix que les commerçants devront payer pour un étalonnage de leurs balances.