La Sabam en procès avec le festival Tomorrowland

La société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs est en conflit avec le festival de musique électronique de Boom (photo principale), à propos du nombre de tickets vendus. Le différend remonte à l’édition 2010. Le festival a récemment accepté de payer davantage de droits d’auteurs à la Sabam, mais le montant exact fait encore l’objet d’un procès, indique le quotidien financier De Tijd.

Le conflit entre Tomorrowland - l’un des événements musicaux plus populaires en Belgique et qui s’est exporté cette année aux Etats-Unis - et la Sabam remonte à l'édition 2010 du festival organisé en juillet à Boom (province anversoise). Tommorowland avait alors payé une facture à la Sabam sur base de la vente de 8.000 tickets, explique un porte-parole de la société de droit d'auteurs au quotidien De Tijd.

"Nous étions surpris, car nous avons lu dans les médias que le festival avait été un grand succès", précise Jérôme Van Win Les 120.000 tickets de l'événement avaient en effet tous été vendus.

La Sabam a saisi les tribunaux parce que les organisateurs du festival de musique électronique n'avaient pas voulu lui donner certaines précisions au sujet du nombre de tickets vendus. La société des droits d'auteurs avait alors pu nommer un expert indépendant pour inspecter les comptes de 2010, 2011 et 2012 du festival.

Il est apparu que les déclarations effectuées par le festival n'étaient pas compatibles avec ses comptes. Les organisateurs ont alors accepté de payer une partie de la différence à la Sabam.

Lors de l’édition 2013, Tommorowland a décidé de jouer cartes sur table avec la Société. Le festival conteste cependant désormais le montant réclamé, le jugeant excessif. Un juge devra donc trancher ce nouveau litige. Une décision devrait tomber d'ici le mois d'octobre 2014.