Les chauffeurs de bus réclament plus de pauses

Une cinquantaine de conducteurs de la société régionale de transports en commun De Lijn ont lancé ce mardi matin à Hasselt une campagne de protestation, qui s’étendra en Flandre et à Bruxelles. Les chauffeurs s’insurgent contre le manque de temps de repos entre leurs tournées. S’il ont été retardés sur la route, ils ne disposent parfois plus de suffisamment de temps pour manger ou aller à la toilette avant de reprendre leur prochain service.

La cinquantaine de chauffeurs de bus de la société De Lijn qui ont profité d’une journée libre ce mardi matin pour lancer une action de protestation à la gare de Hasselt (province du Limbourg), ont ostensiblement pris le temps de déjeuner et de se rendre à la toilette. « Pendant nos journées stressées de travail, nous avons en effet à peine le temps de manger ou d’aller à la toilette », explique Thomas Vael du syndicat chrétien.

« Il suffit du moindre problème sur la route pour perturber notre horaire de tournée. Les chauffeurs doivent alors tenter de rattraper le temps perdu. Ce qui stresse autant les conducteurs que les passagers. Il ne reste alors plus de temps non plus pour souffler entre deux tournées. C’est contre cela que nous protestons avec cette campagne ».

Les chauffeurs de bus flamands demandent davantage de compréhension de la part des passagers, de leur employeur De Lijn, mais aussi des autorités. « De Lijn pourrait accorder un peu plus de temps aux chauffeurs des lignes sur lesquelles il y a des problèmes structurels », estime Thomas Vael.

« Et les autorités peuvent contribuer à améliorer la situation en veillant effectivement à une plus grande fluidité de la circulation routière, notamment en installant des bandes de circulation réservées aux bus. Il reste donc encore beaucoup à faire ».