Les automobilistes flamands ne veulent pas de zones 30 permanentes

Sept automobilistes flamands sur dix sont favorables aux zones 30 temporaires aux abords d’une école. Par contre, moins de quatre automobilistes flamands sur dix (38%) sont favorables à de telles zones de manière permanente. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par le VAB, le club flamand pour une mobilité pour tous.

L’enquête du VAB montre qu’il n’y a aucun soutien pour la transformation de l’ensemble du centre d’une commune ou d’une ville en zone 30. Seules 16% des personnes interrogées trouvent cela acceptable. Toutefois, la moitié des automobilistes est persuadée d’un effet positif d'une telle zone sur la sécurité des usagers les plus vulnérables.

Selon le VAB, la présence d’une zone 30 doit bénéficier d’un meilleur soutien visuel. "Si un automobiliste sur deux affirme ne pas respecter la limitation à 30 km/h parce que la signalisation n’est pas claire ou si le début d’une telle zone n’est pas bien indiquée, c’est qu’il y a un problème structurel". Seules les zones 30 "intelligentes", limitées à 30 km/h le jour et à une vitesse normale la nuit, obtiennent un score correct.

Le VAB souligne encore que les amendes pour excès de vitesse dans les zones 30 sont en général très salées. De plus, dans une zone de police sur trois, des contrôles de vitesse sont effectués dans les zones 30.

Selon VAB, il faut donc évaluer ces zones 30 aux abords d’une école afin de déterminer si on peut les adapter afin d’atteindre les objectifs fixés. Les responsables devraient tenir compte de cette évaluation et apporter les corrections nécessaires. En résumé, il ne faut pas se contenter de placer un panneau pour marquer le début et la fin d’une zone 30 aux abords d'une école. D’autres aménagements s’imposent.