De Crem ne veut pas détruire d’arme chimique en Belgique

Le ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V) s’est déclaré prêt à aider à la destruction des armes chimiques syriennes, mais juge peu praticable de le faire en Belgique. L’organisation qui enregistre et récolte les armes chimiques en Syrie est à la recherche de pays qui acceptent de détruire des armes sur leur territoire. Notre pays et la France ont été approchés à ce sujet par les USA.
AP2013

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a approuvé vendredi dernier à La Haye le plan de destruction de l'arsenal chimique syrien d'ici la mi-2014. Vendredi déjà, l’Albanie a refusé d’accueillir cette opération sur son sol - tout comme la Norvège.

Les armes chimiques dont l'élimination est jugée "prioritaire" seront détruites en dehors de la Syrie d'ici avril 2014, et toutes les autres armes chimiques d'ici la date butoir du 30 juin 2014, selon le calendrier approuvé par l'OIAC.

La Belgique et la France ont été approchées par les Etats-Unis, certains médias évoquant même une possible destruction des armes chimiques syriennes sur le sol belge. Interrogé ce lundi par la VRT-radio, le ministre Pieter De Crem (photo) a souligné que la question n'avait pas encore été officiellement posée. Mais il a indiqué qu'il n'était guère disposé à répondre favorablement à une telle requête.

"Je veux bien faire un effort pour y contribuer, mais faire cela chez nous, à première vue et sur le long terme, je n'y suis pas favorable", a expliqué le ministre belge de la Défense. De Crem estime toutefois que son département et l'armée peuvent aider à dresser l'inventaire des armes chimiques syriennes et "que nous pouvons proposer notre aide pour les neutraliser".

"Mais je pense que cela devrait plutôt se dérouler dans les environs au sens large du territoire syrien. Le déplacement de ces armes est en soit une mission difficile", a fait valoir Pieter De Crem.