Philippines : sans nouvelles de 17 Belges

Le ministère des Affaires Etrangères est encore à la recherche de ces 17 compatriotes portés disparus aux Philippines à la suite du typhon Haiyan. Aucun contact n’a jusqu’ici pu être établi avec eux. Entretemps, l’équipe d’intervention rapide B-Fast envoyée aux Philippines quelques jours seulement après la catastrophe naturelle vient de rentrer en Belgique.

Depuis le passage du typhon aux Philippines, au début du mois de novembre, le ministère des Affaires Etrangères est déjà parvenu à prendre contact avec quelque 160  Belges qui résident ou se trouvaient dans ce pays asiatique, et qui sont sains et saufs. Mais à l’heure actuelle, il reste 17 Belges dont aucun signe de vie n’a jusqu’ici été intercepté. Ils sont portés disparus.

Quatre de ces compatriotes se trouvaient dans la région la plus ravagée par le typhon. « Nous restons donc en contact avec plusieurs consuls sur place, pour récolter des informations », explique le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders (photo).

Le ministre des Affaires Etrangères s’est d’ailleurs rendu ce samedi matin à l’aéroport de Zaventem - tout comme les ministres de l’Intérieur Joëlle Milquet et de la Santé publique Laurette Onkelinx - pour y accueillir l’équipe médicale B-Fast d’une quarantaine de personnes qui rentrait des Philippines. Elle a installé un poste médical et une station d’épuration d’eau et prodigué plus de 200 soins par jour dans l’une des zones les plus touchées par le typhon.

Un Belge considéré mort

Une cérémonie religieuse a eu lieu ce samedi matin dans la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Pierre en l'honneur d'un Belge de 53 ans, emporté le 8 novembre par le typhon Haiyan. 

Né aux Philippines, Alex Cordero était manager d'un projet de reforestation sur les îles de Leyte et Samar. Ses proches ont fait paraître mercredi un avis nécrologique dans la presse belge.

"Il n'y a toujours pas eu de confirmation officielle de son décès, mais les témoignages concordent pour dire qu'il a été emporté par les vagues", précisait le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders.

"B-Fast est un modèle"

"Nous avons construit des ponts avec l'aide à long terme », s’est réjoui Geert Gijs, coordinateur de l'équipe. « Nous avons formé les unités locales pour qu'elles reprennent la station d'épuration." Celle-ci permet d'éviter les épidémies en assurant les conditions d'hygiène élémentaires. Le poste médical sera repris par une ONG allemande.

Laurette Onkelinx se dit très fière de l'équipe belge. "C'est un modèle. Ces volontaires bénévoles sont avertis une dizaine d'heures avant le départ et partent affronter une mission particulièrement sensible." Une équipe psycho-sociale a été mise à leur disposition.

"Ce sont les premiers sur place et ils doivent travailler au milieu des cadavres en rue", ajoute Didier Reynders. Il annonce qu'une demande pour promouvoir ce modèle d'intervention a été introduite au prochain Conseil européen de décembre qui traitera de la politique de défense. "Il ne s'agit pas de développer une grande machine européenne, mais plusieurs petites équipes comme B-Fast qui puissent être rapidement opérationnelles."

Financement de B-Fast

D’autre part, le Conseil des ministres a décidé vendredi de libérer un montant maximum de 428.000 euros sur le budget disponible de B-Fast pour l'opération menée aux Philippines.

Le gouvernement avait décidé le 10 novembre d'envoyer une équipe de 37 personnes après la catastrophe provoquée par le typhon Haiyan. Un hôpital de campagne et une station d'épuration d'eau ont été installés par l'équipe présente.