Des chauffeurs de taxis bruxellois manifestent

Trois associations de chauffeurs de taxis ont manifesté ce mardi midi dans la capitale, et bloqué une partie du centre-ville, pour protester contre l’instauration du taximètre digital obligatoire en 2014. Ce dernier doit contrecarrer la fraude. Les partenaires sociaux du secteur se sont distanciés de cette action.

Au courant de l’année prochaine, les chauffeurs de taxis bruxellois seront obligés d’installer un taximètre dans leur véhicule. Lorsqu’une course est terminée, cet appareil imprime automatiquement la facture pour le client, ce qui rend la fraude impossible.

Selon le site internet de Brusselnieuws.be, pareil taximètre coûterait 3.000 euros, mais seulement un tiers du coût serait pris en charge par la Région de Bruxelles-Capitale. La Région réduira aussi de 350 euros par an la taxe pour les taxis bruxellois.

Trois associations de taxis (ATB, Taxis United et UPETTC) avaient annoncé qu’elles manifesteraient ce mardi midi contre l’instauration du taximètre. L’action devait rassembler 500 véhicules, selon Constantin Tsatsakis, président de l’Association des taxis bruxellois (ATB). D'après les premières estimations, ils étaient plus de 200 taxis. Tsatsakis déconseillait vivement tout trajet en voiture dans la capitale pendant la journée.

Les chauffeurs de taxis ont quitté la Gare du Nord entre midi et midi et demi, pour entamer un itinéraire passant par le boulevard E. Jacqmain, la Bourse, puis la rue du Lombard où un arrêt symbolique était prévu devant le Parlement bruxellois. Le cortège poursuivait ensuite sa route vers le Grand Sablon, le Palais de Justice, place Louise, l'avenue de la Toison d'Or et l'avenue des Arts.

Quant à la suite du parcours et à la durée de l'action, "cela dépend de la rapidité avec laquelle le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort acceptera de nous recevoir en personne", indiquait Constantin Tsatsakis. "Il nous a donné sa parole d'homme, sa parole d'honneur, que le projet du taximètre serait mis sous cloche. Nous attendrons qu'il signe devant la presse un moratoire sur le taximètre."

Le président d'ATB ajoutait qu'il n'est pas catégoriquement opposé au taximètre obligatoire, mais est prêt à l'envisager "si le gouvernement prend tout son coût en charge", et dans d'autres circonstances. Les partenaires sociaux, ainsi que trois autres associations de taximen bruxellois (BUT, Ingoboka et UPETB), ont par contre indiqué ne pas partager l'opinion des trois associations qui manifestent et être totalement opposés à l’action de protestation de ce mardi.

BELGA/WAEM